La réduction des subventions des intrants pourrait peser davantage sur les revenus que sur les rendements des producteurs de coton. C’est ce que montre l’étude présentée lors de la 6e édition du Symposium international sur la science et la technologie (SIST) tenue du 21 au 26 septembre 2026 à Ouagadougou. Cette étude cherche à mesurer les effets d’une baisse des aides sur la production et les revenus des producteurs.
Les résultats montrent que les rendements résistent relativement bien à une réduction des subventions. Les producteurs peuvent donc continuer à maintenir un certain niveau de production malgré le choc. Mais cette résistance a ses limites. C’est surtout au niveau des revenus que l’effet se fait sentir. Lorsque les aides diminuent, les charges liées aux intrants deviennent plus lourdes pour les producteurs. Leur marge se réduit alors et leur pouvoir d’achat baisse.
Cette situation justifie le maintien d’une subvention ciblée des intrants. Il ne s’agit pas seulement de soutenir la production de coton. Il faut aussi permettre aux producteurs de préserver leurs revenus et de continuer à investir dans leurs exploitations. Il est par ailleurs recommandé aux producteurs de miser davantage sur la matière organique et de respecter rigoureusement les différentes étapes de l’itinéraire technique. Ces pratiques peuvent aider à maintenir la fertilité des sols et à améliorer l’efficacité des dépenses engagées dans les champs.
Selon l’étude, la recherche scientifique a également un rôle à jouer. Elle doit approfondir les raisons qui empêchent certains producteurs d’adopter ces pratiques et chercher les moyens de mieux utiliser la matière organique.
Ahoua KIENDREBEOGO






