Burkina Faso : de sa cuisine au marché, Béatrice transforme sa passion des épices en entreprise

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À l’occasion de l’exposition gouvernementale couplée aux Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne, au SIAO, Béatrice Diallo/Zio présente ses épices faites à partir de produits locaux. Pour cette promotrice, l’événement est une occasion de faire découvrir ses mélanges aux visiteurs, de gagner de nouveaux clients et de trouver des partenaires pour développer son activité.

Dans une sauce, une marinade ou un plat de riz gras, le choix des épices peut faire toute la différence. C’est sur cette diversité de goûts que repose la gamme proposée par Béatrice Diallo/Zio. Sa marque met à la disposition des consommateurs plusieurs préparations, dont une épice passe-partout pour les sauces et les soupes, un mélange pour les marinades de viande, de poisson et de poulet, du gingembre nature, du curcuma et un mélange gingembre-curcuma. À cela s’ajoutent du piment nature, du piment au soumbala et le « Kankankan », et les épices de fruits de mer.

Sur son stand au SIAO, elle propose plusieurs mélanges destinés à donner du goût aux sauces, au riz gras, aux viandes et aux poissons. Ses produits sont préparés à partir d’ingrédients qu’elle choisit elle-même, avec une place importante accordée aux produits disponibles au Burkina Faso.

Promotrice associée des épices Atibi, Béatrice Diallo/Zio n’avait pourtant pas imaginé que sa passion pour la cuisine deviendrait une activité commerciale. Au départ, à l’écouter, elle préparait ses propres mélanges pour assaisonner ses plats. Mais lors des fêtes familiales, ses invités appréciaient tellement sa cuisine qu’ils finissaient par lui demander ses épices. À force de recevoir les mêmes demandes, elle a décidé de se lancer dans la transformation avec l’appui de sa famille. « Les gens mangent, ils adorent et ils commandent. Ils me disent que mon riz gras est bon et qu’ils veulent également mes épices », raconte-t-elle

Aujourd’hui, sa gamme propose plusieurs produits adaptés aux besoins des consommateurs. Elle dispose d’un mélange spécial pour les marinades, du gingembre nature, du curcuma et du mélange gingembre-curcuma. Pour les amateurs de piment, elle propose une préparation au soumbala, ainsi que le « Kankankan », qui contient entre autres des tourteaux d’arachide provenant de Kaya.

Mais pour Béatrice, fabriquer de bons produits ne suffit pas. Encore faut-il les faire connaître et trouver des personnes prêtes à les commercialiser. C’est tout l’intérêt de sa présence à l’exposition gouvernementale. Elle espère repartir avec de nouveaux contacts, des clients réguliers et, pourquoi pas, des partenaires commerciaux. Pour permettre au plus grand nombre de goûter ses produits, elle a prévu de petits pots vendus à 500 F CFA.

Si les commandes et les ventes lui donnent de l’espoir, son activité reste confrontée à des difficultés. Le manque de financement constitue son principal souci. Elle travaille avec ses propres moyens et doit souvent attendre d’avoir vendu une partie de son stock avant de racheter les matières premières. À cela s’ajoutent les retards de certains fournisseurs, qui peuvent ralentir la production alors que les clients attendent leurs commandes.

Malgré ces difficultés, Béatrice compte rendre les épices Atibi accessibles aux consommateurs dans toutes les régions du Burkina Faso, puis de les exporter. Pour y parvenir, elle souhaite renforcer sa production et trouver davantage de points de vente. À travers cette activité née d’une passion personnelle, elle veut faire connaître ses mélanges, mais aussi donner plus de place aux produits locaux dans les habitudes alimentaires des Burkinabè.

Ahoua KIENDREBEOGO

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