Burkina Faso : 50 000 hectares irrigués d’ici 2027 pour produire au-delà de la saison des pluies

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Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé, ce mardi 20 octobre 2026 à Niaogho, dans la région du Nakambé, les travaux d’aménagement de 50 000 hectares de périmètres irrigués au Burkina Faso. C’est une initiative qui vise à renforcer la production agricole, à réduire la dépendance aux pluies et à améliorer les conditions de vie des populations rurales.

Au Burkina Faso, la production agricole reste fortement dépendante de la pluviométrie. En effet, des pluies insuffisantes ou mal réparties peuvent compromettre les récoltes et fragiliser les revenus des familles rurales. Face à cette situation, le développement des espaces irrigués apparaît comme une solution pour mieux préparer l’agriculture aux changements des conditions climatiques.

L’aménagement de 50 000 hectares devrait permettre aux producteurs de disposer de terres qu’ils pourront exploiter avec une meilleure maîtrise de l’eau. Contrairement aux champs qui dépendent uniquement des pluies, les périmètres irrigués offrent la possibilité de poursuivre les activités agricoles pendant la saison sèche, à condition de disposer de ressources en eau suffisantes.

Pour les populations rurales, cette initiative représente une occasion d’augmenter les récoltes et de diversifier les cultures. Les producteurs pourront mieux organiser leurs campagnes et envisager plusieurs cycles de production au cours d’une même année. Cette possibilité contribuera à améliorer leurs revenus, à créer des activités autour de la production et à offrir davantage de perspectives aux jeunes en milieu rural.

En effet, une production agricole plus importante et mieux répartie sur l’année peut favoriser la disponibilité des céréales, des légumes et d’autres produits alimentaires sur les marchés. Elle pourrait aussi contribuer à limiter les périodes de pénurie et les fortes variations de prix liées aux difficultés de production. En plus, les aménagements doivent permettre d’anticiper les conséquences d’une pluviométrie de plus en plus incertaine. En développant les cultures irriguées, le Burkina Faso cherche à réduire les risques liés aux saisons pluvieuses difficiles et à donner aux producteurs davantage de moyens pour maintenir leurs activités malgré les aléas climatiques.

Les travaux de terrassement et de planage doivent porter sur 60 000 hectares entre novembre 2026 et avril 2027, avec pour objectif de livrer 50 000 hectares aménagés au plus tard le 31 octobre 2027. Le coût global du plan est estimé à 254,79 milliards de francs CFA hors taxes.

Ahoua KIENDREBEOGO

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