Le ministère de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques (MAERAH) a contrôlé 90 points d’eau dans les régions du Bankui et des Koulsé, du 28 septembre au 16 octobre 2026, afin de vérifier la qualité de l’eau destinée aux populations réinstallées et de prévenir les risques sanitaires liés à sa pollution.
L’accès à l’eau potable est indispensable au retour des populations dans leurs localités d’origine. Mais disposer d’un point d’eau ne suffit pas. Encore faut-il s’assurer que l’eau consommée ne présente pas de danger pour la santé. C’est dans cette optique que le ministère de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques a mené une campagne de diagnostic des ouvrages hydrauliques dans les régions du Bankui et des Koulsé.
Sur le terrain, les équipes ont examiné l’état des ouvrages, leur environnement immédiat et les conditions dans lesquelles les populations utilisent l’eau. Elles ont également recherché les sources potentielles de pollution autour des points d’eau. Des prélèvements ont été effectués pour des analyses physico-chimiques et bactériologiques en laboratoire.

La pollution de l’eau représente un risque important pour les populations. En effet, une eau contaminée peut provoquer des maladies comme la diarrhée, le choléra et d’autres infections. Les enfants, les personnes âgées et les personnes fragiles sont particulièrement exposés à ces dangers. Au-delà des conséquences sanitaires, ces maladies peuvent entraîner des dépenses supplémentaires pour les familles et compliquer davantage les conditions de vie des ménages réinstallés.
Au total, 90 points d’eau ont été diagnostiqués dans les deux régions. Les résultats des analyses permettront de mieux connaître leur état et d’orienter les mesures nécessaires pour protéger les usagers.
Ahoua KIENDREBEOGO






