Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) franchit une nouvelle étape dans la modernisation du suivi de ses investissements en Afrique. Au Libéria, l’institution a officiellement lancé, le 8 juillet 2026, la plateforme RASME (Remote Appraisal, Supervision, Monitoring and Evaluation), un outil numérique destiné à renforcer la supervision, le suivi et l’évaluation des projets financés dans le pays.
Présentée à Monrovia par le responsable pays de la Banque, Rees Mwasambili, cette innovation s’inscrit dans la stratégie de transformation numérique de l’institution. Son déploiement progressif dans les pays africains traduit la volonté de la BAD d’améliorer la qualité de ses interventions, de réduire les délais de suivi et de renforcer l’efficacité des investissements de développement.
La plateforme exploite les technologies mobiles, les drones et l’imagerie satellitaire pour collecter en temps réel des données fiables sur l’exécution des projets. Géolocalisation, photographies, vidéos et cartographie permettent désormais aux équipes de disposer d’informations précises pour évaluer l’avancement des chantiers, identifier rapidement les difficultés et orienter les décisions.
Au-delà du simple suivi des projets, la BAD entend instaurer une nouvelle culture de gestion fondée sur les résultats. Les échanges organisés autour du lancement de la plateforme ont mis en évidence le potentiel des outils numériques pour améliorer la coordination entre les unités d’exécution, les administrations publiques et les experts de la Banque, tout en renforçant la transparence dans la conduite des projets.
Pour le Libéria, cette innovation intervient dans un contexte marqué par un portefeuille particulièrement important de projets financés par la Banque africaine de développement. Depuis 1964, l’institution a investi près de 1,03 milliard de dollars dans 76 projets, couvrant notamment les infrastructures de transport, l’énergie, l’agriculture, le secteur financier et les programmes multisectoriels.
Le portefeuille actif comprend actuellement 19 opérations, représentant un montant de 419,19 millions de dollars. Grâce à RASME, leur exécution pourra être suivie avec davantage de précision, permettant d’améliorer les performances des projets et de maximiser leurs retombées économiques et sociales.
À travers cette plateforme, la Banque africaine de développement confirme son ambition de faire du numérique un levier de transformation du financement du développement. En rapprochant les données du terrain des centres de décision, elle entend accélérer la réalisation des projets, renforcer leur impact sur les populations et améliorer durablement l’efficacité de l’aide au développement en Afrique.
Robert ADJOVI






