Burkina Faso : deux nouveaux décrets pour mieux protéger les ressources en eau

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Le gouvernement burkinabè a adopté deux décrets sur la gestion des ressources en eau lors du Conseil des ministres de ce jeudi 22 octobre 2026. À travers ces décisions, les autorités veulent actualiser les règles encadrant les installations et les activités liées à l’eau, tout en simplifiant les démarches administratives et en renforçant les mécanismes de contrôle.

Après plus de vingt ans d’application, les textes réglementaires de 2005 ne répondaient plus suffisamment aux réalités actuelles. L’évolution des activités humaines et l’apparition de nouveaux usages de l’eau ont rendu nécessaire une révision des règles pour mieux prévenir les risques de pollution et préserver les ressources disponibles.

Le premier décret adopté par le Conseil des ministres porte sur la nomenclature des installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation ou à déclaration. Il permet de prendre en compte de nouvelles activités aquatiques et subaquatiques, jusque-là insuffisamment intégrées dans le dispositif réglementaire.

Le texte prévoit également un renforcement des exigences pour certaines installations dont les effets sur les ressources en eau justifient un contrôle plus strict. D’autres activités seront regroupées sous un régime unique afin de rendre leur encadrement plus cohérent. Cette actualisation doit permettre à l’État de mieux suivre les interventions susceptibles d’affecter les cours d’eau, les nappes souterraines et, plus largement, la qualité de l’eau.

Le second décret se penche sur les difficultés administratives rencontrées dans les procédures d’autorisation et de déclaration. Jusqu’ici, la complexité de certaines démarches pouvait ralentir le traitement des dossiers et compliquer le suivi des ouvrages concernés. Le gouvernement entend donc rendre ces procédures plus simples et plus efficaces.

Désormais, les autorités déconcentrées chargées de l’eau pourront délivrer certaines autorisations lorsque les activités concernées restent dans les limites d’une région. Elles seront également habilitées à recevoir les déclarations. Le dispositif prévoit en outre une réduction des délais de traitement et un allègement des enquêtes administratives.

Une période de douze mois est prévue pour permettre la régularisation des installations, ouvrages, travaux et activités réalisés avant l’entrée en vigueur des nouveaux textes.

Ahoua KIENDREBEOGO

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