Libération des emprises des barrages : un délai supplémentaire accordé avec des mesures d’accompagnement

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le secrétaire général adjoint du ministère en charge de l’Agriculture et de l’Eau, Yassia Kindo a tenue, ce vendredi 10 avril 2026, une rencontre  avec les acteurs impliqués pour échanger sur le réajustement de leur stratégie pour la libération des emprises autour des barrages de Boulmiougou et des barrages n°1, 2 et 3. Il s’agissait d’acter un report du délai de déguerpissement, accompagné de nouvelles mesures sociales destinées à soutenir les populations concernées.

La rencontre a rassemblé plusieurs structures, dont la mairie de Ouagadougou, l’Agence de l’Eau du Nakambé, l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) ainsi que la Police de l’Eau. Cette rencontre visait à échanger sur la présence d’occupants installés de manière irrégulière sur les berges et dans les zones de retenue d’eau, un obstacle majeur à la réalisation des travaux de curage.

Cette réorientation fait suite aux instructions du ministre d’État, Ismaël Sombié, qui a insisté sur la nécessité de conjuguer fermeté et sensibilité sociale. Dans cette optique, un moratoire a été accordé jusqu’au 25 avril 2026, laissant un délai supplémentaire aux maraîchers et autres exploitants pour libérer les sites.

Selon les autorités locales, cette décision n’est pas improvisée. Elle s’inscrit dans la continuité d’un processus engagé depuis 2025, marqué par plusieurs concertations avec les acteurs concernés. Parmi les étapes clés, figurent une réunion de planification en avril 2025, un atelier d’évaluation en juillet et un forum de sensibilisation en novembre sur la rive gauche du barrage n°2. À cela s’ajoutent des campagnes régulières de sensibilisation menées sur le terrain.

Pour Saïdou Nassouri, représentant de la commune, ce nouveau calendrier tient compte à la fois des préoccupations des populations et des contraintes techniques, notamment l’arrivée de la saison des pluies qui complique l’exécution des travaux.

Au-delà de la question foncière, l’enjeu est aussi environnemental et sécuritaire. Le directeur général des ressources en eau, Souro André Sanon, a rappelé que le curage vise à restaurer la capacité des barrages afin de prévenir les inondations et améliorer la gestion des eaux pluviales. Il a également alerté sur la dégradation de la qualité de l’eau, liée notamment à certaines pratiques agricoles, ayant déjà conduit à la suspension de certains prélèvements.

Face à ces défis, les autorités misent sur une approche globale. Le directeur général de l’Agence de l’Eau du Nakambé, Boukaré Sabo, a annoncé la mise en place de mesures d’accompagnement pour faciliter la réinstallation des personnes affectées. L’objectif est de leur permettre de poursuivre leurs activités dans un cadre plus structuré, tout en préservant les infrastructures hydrauliques.

Ahoua F. KIENDREBEOGO

Lire aussi: Sauvegarde des barrages de Ouagadougou : libération des berges avant le 14 avril

https://www.agrodev.info/sauvegarde-des-barrages-de-ouagadougou-liberation-des-berges-avant-le-14-avril/

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