La Côte d’Ivoire veut clarifier le rôle de ses principales institutions dans la gestion de la filière café-cacao. Réunis du 15 au 18 juillet 2026 à Yamoussoukro, les acteurs du secteur ont travaillé à une meilleure définition des missions de l’Organisation interprofessionnelle agricole Café-Cacao et de ses relations avec le Conseil du Café-Cacao.
L’atelier, organisé par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières à travers la Direction des organisations professionnelles agricoles, devait lever les incompréhensions entourant les attributions des deux structures. Il a notamment permis d’examiner leurs rôles respectifs au regard de la Loi d’orientation agricole de Côte d’Ivoire et des textes encadrant la filière.
Représentant le ministre Bruno Nabagné Koné, le directeur général du Développement rural, N’Guessan Rodrigue, a présenté la rencontre comme une étape importante dans l’opérationnalisation de l’OIA Café-Cacao, considérée comme la plus récente des organisations interprofessionnelles agricoles du pays.
Les participants ont également retracé le processus ayant conduit à la création de l’interprofession. Selon le directeur des Organisations professionnelles agricoles, André Kouassi, les travaux doivent contribuer à renforcer la collaboration entre l’OIA Café-Cacao et le Conseil du Café-Cacao. Les échanges ont surtout porté sur les compétences propres à chaque entité, afin de réduire les chevauchements, de dissiper les idées préconçues et d’améliorer la coordination des interventions au bénéfice des acteurs de la chaîne de valeur.
Un nouveau cadre de collaboration est ainsi envisagé entre les deux organisations. Il pourrait s’inspirer du mécanisme déjà appliqué entre l’OIA Anacarde et le Conseil du Coton et de l’Anacarde. Pour la filière café-cacao, qui occupe une place centrale dans l’économie agricole ivoirienne, l’enjeu est de disposer d’une gouvernance plus lisible et d’une représentation professionnelle mieux structurée.
Anne Marie KOUADIO






