12ᵉ Conférence ministérielle de l’ODEPA : à Bamako, les États veulent faire du secteur un moteur de croissance et d’emplois

Publié le:

spot_img

Les États membres de l’Organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (ODEPA) veulent donner un nouveau souffle à l’artisanat africain. Réunis ce samedi à Bamako pour leur 12ᵉ Conférence ministérielle, les ministres en charge de l’Artisanat ont engagé une réforme destinée à repositionner ce secteur au cœur des stratégies de développement économique du continent.

Le Burkina Faso participe à cette rencontre à travers son ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, aux côtés des délégations des autres États membres, après deux jours de travaux techniques menés par les experts. Placée sous le thème « Quelles stratégies pour un repositionnement du secteur de l’artisanat dans les priorités de développement des pays membres de l’ODEPA », la conférence marque une étape importante dans la refondation de l’organisation. Les ministres ont notamment examiné et adopté de nouveaux textes statutaires ainsi que des instruments de gestion destinés à moderniser la gouvernance de l’ODEPA et à renforcer son efficacité.

Au-delà des réformes institutionnelles, les États affichent l’ambition plus large de faire de l’artisanat un véritable pilier de la transformation économique africaine. Secteur fortement créateur d’emplois, générateur de revenus et porteur d’un riche patrimoine culturel, l’artisanat est appelé à jouer un rôle accru dans la diversification des économies nationales et la valorisation du savoir-faire africain.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre du Mali, Abdoulaye Maïga, a plaidé pour une refonte des politiques publiques afin de mieux accompagner les artisans. Selon lui, le développement du secteur constitue un levier essentiel pour stimuler la création de richesse, favoriser l’emploi durable et renforcer les identités culturelles africaines.

Pour le Burkina Faso, cette dynamique rejoint les priorités de développement économique et d’industrialisation. Le ministre Serge Gnaniodem Poda a souligné l’engagement de la Confédération des États du Sahel (AES) en faveur de la promotion de l’artisanat, qu’il considère comme un secteur stratégique pour les économies de la région. « L’AES est un espace important qui s’investit pour le développement de l’organisation et pour le développement de l’artisanat. Dans nos pays, l’artisanat occupe une place essentielle et poursuit son développement. Il constitue un marqueur fort de notre identité commune », a déclaré le ministre burkinabè.

Les échanges de Bamako traduisent ainsi la volonté des États membres de s’inspirer des meilleures expériences internationales afin de bâtir des politiques publiques capables d’améliorer la compétitivité des artisans, de faciliter leur accès aux marchés, au financement et à la formation, tout en favorisant la transformation locale des matières premières.

Ahoua KIENDREBEOGO

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Publicité

spot_img

Autres Articles