La Banque africaine de développement (BAD) a réuni, en marge de la COP17 de la CNULCD à Oulan-Bator, en Mongolie, les principaux acteurs de la Grande Muraille verte pour renforcer la mobilisation des financements et accélérer la restauration des terres en Afrique, afin de lutter contre le changement climatique, renforcer la résilience des communautés et améliorer leurs conditions de vie.
Lancée il y a seize ans, cette initiative consistant à planter des arbres, vise également à restaurer les sols, préserver l’eau, protéger les écosystèmes et développer des activités économiques capables d’améliorer les conditions de vie des communautés rurales. C’est dans cette perspective que la Banque africaine de développement a réuni plusieurs acteurs de la Grande Muraille verte en marge de la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, organisée à Oulan-Bator. Institutions africaines, États, partenaires techniques et financiers et organisations de la société civile ont échangé sur les moyens d’accélérer les investissements en faveur de la restauration des terres.
La Banque africaine de développement, qui s’est engagée à mobiliser jusqu’à 6,5 milliards de dollars, entend contribuer à la transformation des engagements en projets concrets. Pour y parvenir, une meilleure coordination entre les différents partenaires est nécessaire. Mais la réussite de la Grande Muraille verte dépend surtout de l’implication des populations locales. Les femmes et les jeunes doivent être placés au cœur des projets et bénéficier directement des retombées économiques et sociales de la restauration des terres.
Par ailleurs, la Grande Muraille verte représente une stratégie d’adaptation au changement climatique. Elle peut contribuer à renforcer la sécurité alimentaire, créer des emplois, soutenir les économies rurales et améliorer la résilience des communautés.
Ahoua KIENDREBEOGO






