Le Burkina Faso et le Fonds international de développement agricole (FIDA) préparent un nouveau cadre de coopération pour la période 2027-2032. Le processus de formulation du Programme d’options stratégiques pour le pays (COSOP) a franchi une nouvelle étape le 3 août 2026, avec la tenue d’un atelier national consacré à la définition des futures priorités d’intervention de l’institution au Burkina Faso.
Selon les informations communiquées par le portefeuille du FIDA au Burkina Faso, cette phase intervient après la validation, le 29 juillet, des résultats du COSOP 2019-2026. Le nouveau programme devra définir les orientations qui guideront les investissements et les interventions du Fonds dans le développement rural burkinabè au cours des six prochaines années. Les travaux ont porté sur les objectifs stratégiques, les domaines prioritaires, les groupes de bénéficiaires et les zones d’intervention potentielles. Les participants ont également examiné la théorie du changement, les résultats attendus, les principales hypothèses ainsi que les indicateurs qui permettront de mesurer les performances du futur programme.
La formulation du COSOP 2027-2032 doit être alignée sur les priorités nationales et sectorielles. Le processus prend notamment en compte les orientations du ministère de l’Économie et des Finances et du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques. Une session de cadrage avait été organisée le 27 juillet 2026 à la Direction générale de la Coopération afin de préciser les attentes de la partie burkinabè.

La démarche se veut participative. L’atelier a réuni des représentants des administrations publiques, des projets financés par le FIDA, des organisations de producteurs, de femmes et de jeunes, du secteur privé, de la société civile et des institutions financières. Des partenaires bilatéraux et multilatéraux, des agences des Nations unies ainsi que d’autres partenaires techniques et financiers ont également pris part aux consultations.
Cette diversité d’acteurs doit permettre d’identifier les besoins prioritaires des populations rurales et de mieux orienter les futurs investissements. Les conclusions de cette phase de préparation devraient notamment déterminer les catégories de bénéficiaires et les territoires qui seront concernés par les prochaines interventions du FIDA.
Le nouveau cadre intervient alors que le partenariat entre le Burkina Faso et l’institution est de plus en plus orienté vers la résilience des petits producteurs, les infrastructures agricoles, l’accès aux marchés et le développement des chaînes de valeur rurales.
Alpha BARRO






