Le Burkina Faso veut accélérer l’appropriation de la technologie du Juncao pour répondre à plusieurs défis du secteur agropastoral. Cent participants issus de différentes structures et régions du pays ont achevé, le 16 septembre 2026 à Ouagadougou, une formation consacrée à la culture et à la valorisation de cette plante aux multiples usages.
Ouverte le 24 août, cette deuxième édition a combiné enseignements théoriques, travaux pratiques et échanges techniques. Les participants ont été formés à la production de fourrage, à la fabrication d’aliments ensilés, à l’élevage utilisant le Juncao, à la production de champignons comestibles ainsi qu’à son utilisation dans la restauration et la protection des terres. Pour les autorités, cette technologie pourrait contribuer à améliorer la disponibilité de fourrages de qualité dans un contexte marqué par les effets du changement climatique et la dégradation des terres. Sa valorisation dans la production de champignons offre également une possibilité de diversification des activités et des revenus des ménages.
Présidant la cérémonie de clôture, le ministre délégué chargé des Ressources animales, Dr Amadou Dicko, a invité les bénéficiaires à traduire rapidement les connaissances acquises en applications concrètes. Les participants sont appelés à accompagner les producteurs, poursuivre les expérimentations et documenter les résultats obtenus. Pour le ministre, l’enjeu n’est pas de reproduire à l’identique une expérience étrangère, mais d’adapter la technologie aux réalités agroécologiques et économiques du Burkina Faso.
Cette orientation a également été soutenue par le conseiller économique et commercial Xi Wei. Il a salué la collaboration ayant permis l’organisation de la formation, notamment avec l’Université d’Agriculture et de Sylviculture du Fujian et l’École nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA). La prochaine étape devrait consister à multiplier les expérimentations et à mieux faire connaître les possibilités offertes par le Juncao dans l’élevage, la création d’emplois et la protection de l’environnement.
Au nom des bénéficiaires, Flora Taonsa a mis en avant les compétences acquises sur la production et la valorisation du Pennisetum giganteum ainsi que sur les techniques de production de champignons comestibles. Les 100 participants se sont engagés à diffuser ces connaissances au sein de leurs structures et auprès des producteurs.
L’enjeu est désormais de passer de la formation à des expérimentations suffisamment documentées pour déterminer, dans les conditions burkinabè, les performances agronomiques et économiques du Juncao et les usages les plus adaptés aux besoins des producteurs.
Alpha BARRO






