Agriculture au Burkina Faso : les conseils clés pour transformer les prévisions climatiques en bonnes récoltes

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Face aux incertitudes climatiques annoncées pour la campagne agricole 2026-2027, le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques invite les producteurs à adapter leurs pratiques afin de maximiser les rendements et réduire les risques liés aux aléas météorologiques.

Selon les prévisions agro-climatiques, le démarrage des semis devra se faire de manière progressive, après l’enregistrement d’une pluie utile d’au moins 20 millimètres. Cette mesure vise à limiter les pertes de semences liées aux faux départs de la saison des pluies, phénomène de plus en plus fréquent sous l’effet des changements climatiques.

Les producteurs des différentes régions du pays sont également encouragés à privilégier des variétés adaptées à la durée de la saison. Les semences précoces, dont le cycle varie entre 70 et 94 jours selon les zones, sont recommandées pour sécuriser les récoltes. Les variétés intermédiaires de 95 à 110 jours restent adaptées aux hautes terres, tandis que les variétés à cycle plus long sont conseillées dans les périmètres irrigués disposant d’une maîtrise totale de l’eau.

Pour les cultures rizicoles, les services techniques préconisent la mise en pépinière suivie du repiquage, une technique permettant d’optimiser l’utilisation de l’eau et d’améliorer les performances des exploitations.

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Dans un contexte marqué par une forte variabilité pluviométrique, les agriculteurs sont également invités à renforcer les pratiques de conservation des eaux et des sols. Les billonnages cloisonnés, l’utilisation de la fumure organique et la réhabilitation des ouvrages de conservation et de restauration des sols figurent parmi les mesures recommandées pour améliorer la rétention de l’eau et préserver la fertilité des terres.

Le ministère encourage par ailleurs les exploitants à anticiper les périodes de déficit hydrique en mobilisant les eaux de ruissellement, les bassins de collecte, les boulis (puits en langue mooré), les forages et toute autre source d’eau disponible pour des irrigations d’appoint.

À travers ces recommandations, les autorités agricoles entendent renforcer la résilience des producteurs face aux effets du changement climatique et favoriser une campagne agricole productive, capable de contribuer durablement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Burkina Faso.

Pour un accompagnement adapté à chaque localité, les producteurs sont invités à se rapprocher des agents d’appui-conseil de leurs villages et communes.

Sami KAM

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