Guinée équatoriale : environ 60 millions d’euros pour trois complexes aquacoles et une production de poissons de 8 500 tonnes par an

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Les travaux de construction de trois complexes aquacoles situés à Ela Nsok Efac, Oveng et Ayantangan sont en voie d’achèvement et devraient permettre d’accroître la production nationale de poissons, avec un objectif de 8 500 tonnes par an contre environ 4 500 tonnes actuellement. Le 20 juillet 2026, le Premier ministre Manuel Osa Nsue s’est rendu sur les différents sites afin d’évaluer l’état d’avancement des infrastructures avant leur mise en exploitation. Ces complexes sont réalisés dans le cadre du Projet d’appui au développement des chaînes de valeur du secteur de la pêche et de l’aquaculture (PASPA), financé par la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur d’environ 60 millions d’euros.

Selon les prévisions, les nouvelles installations permettront de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations de produits halieutiques tout en développant une filière aquacole encore peu exploitée ; la production nationale reposant aujourd’hui principalement sur la pêche de capture. Au-delà de l’augmentation de la production, le PASPA ambitionne de structurer l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur. Le projet prévoit notamment d’améliorer les revenus des pêcheurs, des aquaculteurs, des transformateurs et des commerçants, tout en renforçant la disponibilité des produits de la pêche sur le marché national. À terme, les autorités visent une offre globale de 19 126 tonnes de poissons par an.

Lors de la visite, les autorités ont également identifié les dernières étapes nécessaires avant la mise en service des complexes. Il s’agit notamment d’achever l’installation des équipements, de définir un modèle de gestion adapté et de mettre en place une stratégie commerciale capable d’assurer la viabilité économique des infrastructures.

Avec ces nouveaux investissements, la Guinée équatoriale entend faire de l’aquaculture un pilier de sa politique de sécurité alimentaire et de diversification économique. En augmentant la production locale et en structurant une filière plus compétitive, le pays cherche à répondre à la demande croissante en protéines animales tout en créant de nouvelles opportunités de revenus pour les acteurs du secteur halieutique.

Robert ADJOVI

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