Le lancement de la deuxième édition du Dialogue féminin sous-régional, s’est tenu à Niamey, placé sous le thème : « Femmes nigériennes et du Sahel : actrices de gouvernance, de paix et de développement durable ». Pendant plusieurs jours, des femmes venues du Niger, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie et du Tchad vont échanger sur les défis communs auxquels leurs pays sont confrontés et sur les réponses qu’elles peuvent apporter.
Aux côtés de femmes leaders, de représentantes d’organisations de la société civile et d’institutions partenaires, la cérémonie d’ouverture a connu la présence de la ministre nigérienne de l’Énergie, Haoua Amadou. Présidente de la cérémonie, elle a salué cette initiative qui met en avant le rôle des femmes dans la construction d’un Sahel plus stable et plus résilient.
Les échanges ont tourné sur le leadership féminin, la participation des femmes à la gouvernance, leur implication dans les processus de paix ainsi que leur place dans les politiques de développement durable. Les participantes ont également partagé leurs expériences respectives afin d’identifier des solutions adaptées aux réalités du Sahel.
En effet, dans une région marquée par l’insécurité, les crises humanitaires et les difficultés économiques, les participantes estiment que les femmes doivent être davantage associées aux prises de décisions. Selon elles, leur contribution à la médiation, au dialogue communautaire, à l’éducation et au développement local constitue un levier important pour renforcer la cohésion sociale.
Et pour les organisateurs, cette rencontre est l’occasion de renforcer les liens entre les femmes de la sous-région et de créer une vision commune autour des grands enjeux de développement. L’objectif est aussi de faire entendre davantage leurs propositions auprès des décideurs.
Portée par l’ONG FAD et le MRDFN, avec l’appui d’ONU Femmes et du Royaume des Pays-Bas, cette deuxième édition se veut un espace d’écoute, de dialogue et de concertation. Au-delà des recommandations qui seront formulées, les participantes souhaitent surtout que les engagements pris se traduisent par des actions concrètes en faveur d’une plus grande participation des femmes à la gouvernance et aux efforts de paix dans les pays du Sahel.
Ahoua KIENDREBEOGO






