Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et l’Agence brésilienne de coopération (ABC) ont conclu à Abidjan, un nouveau partenariat stratégique visant à renforcer leur coopération dans plusieurs domaines prioritaires du développement en Afrique.
L’accord a été signé par Martin Fregene, responsable de la vice-présidence chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social de la BAD, et Paulo de Souza Amado, chargé d’affaires de l’ambassade du Brésil en Côte d’Ivoire, représentant l’Agence brésilienne de coopération. Il traduit la volonté des deux parties de mettre en commun leurs expertises et leurs ressources afin d’apporter des réponses durables aux défis auxquels le continent est confronté.
À travers ce partenariat, la Banque africaine de développement entend s’appuyer sur l’expérience du Brésil dans des secteurs où ce pays s’est imposé comme une référence, notamment l’agriculture tropicale, les énergies renouvelables, les systèmes de santé publique, le développement des compétences et l’appui aux entreprises. L’objectif est de favoriser la mise en œuvre de solutions adaptées aux réalités africaines et d’accélérer la transformation économique du continent.
Dans le domaine agricole, les deux partenaires prévoient de promouvoir une agriculture plus résiliente face aux changements climatiques, à travers le développement de l’irrigation, de la mécanisation, de la transformation agroalimentaire, de la recherche appliquée et de l’entrepreneuriat agricole. Le partenariat couvre également le secteur de la santé, avec un accent particulier sur le renforcement des systèmes de soins, la formation du personnel sanitaire, les solutions numériques ainsi que la biofabrication, notamment la production de vaccins et de médicaments.
L’accord prévoit aussi un accompagnement du secteur privé, en particulier des micros, petites et moyennes entreprises, afin de stimuler les investissements et de renforcer les échanges commerciaux entre l’Afrique et le Brésil. Les énergies renouvelables, la bioénergie, les marchés du carbone, les solutions fondées sur la nature, ainsi que le développement des compétences, l’enseignement technique et professionnel, l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes figurent également parmi les axes prioritaires de cette coopération.
Pour Paulo de Souza Amado, ce protocole d’accord pose les bases d’un partenariat de long terme, capable de favoriser des transformations structurelles et de mobiliser davantage de ressources et de savoir-faire au profit du continent. De son côté, Martin Fregene, représentant le président du Groupe de la BAD, Dr Sidi Ould Tah, a souligné que l’expertise brésilienne constitue un atout précieux pour accompagner les efforts déployés en Afrique en faveur de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique, du renforcement des systèmes de santé et de la création d’emplois pour les jeunes.
Ce nouveau partenariat s’inscrit dans la continuité des relations de coopération entre la Banque africaine de développement et le Brésil, membre non régional de l’institution depuis 1982. Il prolonge également plusieurs initiatives menées avec des institutions brésiliennes, notamment dans le domaine de la recherche agricole, et vient renforcer l’ambition de la BAD de bâtir des partenariats solides pour améliorer durablement les conditions de vie des populations africaines.
Ahoua Kiendrebeogo






