Côte d’Ivoire : l’assurance indicielle pour mieux protéger les riziculteurs face aux aléas climatiques

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À Yamoussoukro, les acteurs de la filière riz se sont retrouvés du 2 au 4 septembre 2026 pour mieux comprendre le fonctionnement de l’assurance récolte indicielle. L’objectif est de faire connaître aux producteurs ce mécanisme destiné à réduire les conséquences financières des pertes provoquées par les aléas climatiques.

Pour un riziculteur, un retard des pluies, une sécheresse ou des précipitations excessives peuvent compromettre une campagne après des investissements importants dans les semences, les engrais, la main-d’œuvre et l’entretien des parcelles. Dans ce contexte, l’assurance agricole apparaît comme un instrument susceptible d’améliorer la capacité des exploitants à faire face aux chocs. À l’ouverture de l’atelier, Dibi Kokora, Directeur général de la Planification, des Statistiques et des Projets, représentant le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, a rappelé la forte exposition de l’agriculture aux risques climatiques. Cette vulnérabilité, a-t-il souligné, rend nécessaire le développement de mécanismes capables de renforcer la résilience des producteurs.

Contrairement à une assurance classique reposant sur l’évaluation individuelle des dégâts dans chaque exploitation, l’assurance indicielle prévoit le déclenchement de l’indemnisation lorsqu’un indice préalablement défini atteint un seuil déterminé. Cet indice peut être lié aux conditions climatiques. Le dispositif vise ainsi à rendre le mécanisme d’indemnisation plus adapté aux risques auxquels les producteurs sont exposés.

Pour les riziculteurs, une indemnisation après un choc climatique peut contribuer à limiter la perte de revenus et à faciliter la reprise de la production pour la campagne suivante. Le développement de ce type d’assurance peut également améliorer la sécurisation des investissements agricoles et favoriser les relations entre producteurs et institutions financières. L’atelier s’inscrit dans le cadre du Projet de mise en place d’un mécanisme d’Assurance Récolte Indicielle en Côte d’Ivoire (PASSIR), soutenu financièrement par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Le dispositif cible dans un premier temps trois filières agricoles : le coton, le palmier à huile et le riz.

Au-delà de la sensibilisation, cette activité a permis aux producteurs de comprendre les conditions d’adhésion, le fonctionnement des indices et les modalités d’indemnisation. Pour la filière riz, confrontée aux incertitudes climatiques, l’assurance est un outil complémentaire pour mieux sécuriser les revenus et renforcer la résilience des exploitations agricoles.

Ahoua KIENDREBEOGO

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