Afreximbank et IBDL Learning Group veulent renforcer les compétences nécessaires au développement du commerce, de l’industrialisation et de l’intégration économique en Afrique. Les deux institutions ont signé au Caire un protocole d’accord destiné à former des professionnels, des entrepreneurs, des entreprises et des agents d’organismes publics. Selon un communiqué publié le 10 juillet 2026 par Afreximbank, le partenariat sera mis en œuvre à travers son académie de formation, AFRACAD. Il prévoit la conception de programmes adaptés aux besoins des acteurs intervenant dans les échanges commerciaux et le développement industriel sur le continent.
L’accord a été signé au siège de la banque par Stephen Kauma, directeur général chargé des ressources humaines à Afreximbank, et Khaled Khallaf, directeur général d’IBDL Learning Group. Les deux partenaires entendent associer l’expertise commerciale de l’institution financière aux capacités d’IBDL dans la formation professionnelle. Les activités annoncées comprennent des certifications professionnelles consacrées au commerce intra-africain, à l’industrialisation et à l’intelligence commerciale. Des formations intensives porteront également sur les chaînes d’approvisionnement et le commerce électronique, deux domaines devenus essentiels pour permettre aux entreprises africaines d’accéder à de nouveaux marchés.
Cette initiative intervient alors que la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine exige des compétences en financement du commerce, réglementation, logistique, négociation, analyse des marchés et utilisation des outils numériques. La réduction des barrières commerciales ne suffit pas, à elle seule, à garantir la participation des entreprises aux échanges régionaux : celles-ci doivent aussi maîtriser les procédures et les mécanismes d’accès aux marchés.
Pour les PME agricoles et agroalimentaires, ces formations pourraient améliorer la compréhension des règles commerciales, des chaînes d’approvisionnement et du commerce électronique. L’impact du partenariat dépendra donc de l’accessibilité effective des formations et de leur adaptation aux besoins des entreprises africaines.
Gilbert BAZIE






