Entre 2021 et 2025, Endeavour Mining estime à 3 200 milliards FCFA sa contribution économique totale au Burkina Faso, portée principalement par ses mines de Houndé et de Mana. Dans le même temps, le groupe affirme avoir accompagné plus de 7 100 personnes à travers plus de 50 initiatives génératrices de revenus dans l’agriculture, le maraîchage, la formation des jeunes, l’entrepreneuriat et le contenu local. Ces données ressortent de son rapport d’impact Créer de la valeur tangible 2021-2025 – Burkina Faso, au bilan de cinq années d’activités autour de ses mines de Houndé et de Mana.
2 029 milliards FCFA d’achats auprès de fournisseurs locaux
Sur les 3 200 milliards FCFA de contribution économique revendiquée sur cinq ans, les achats locaux occupent une place prépondérante. Endeavour fait état de 2 029 milliards FCFA de biens et services achetés localement, auprès de plus de 480 fournisseurs nationaux. Cette commande locale constitue l’un des principaux canaux par lesquels l’activité des mines de Houndé et de Mana irrigue le tissu économique burkinabè.
La contribution aux recettes publiques représente également une part importante du bilan. Selon le rapport consacré à l’impact économique, Endeavour indique avoir versé 563 milliards FCFA d’impôts, 242 milliards FCFA de redevances et 99 milliards FCFA de dividendes à l’État entre 2021 et 2025.
Sur le plan de l’emploi, l’entreprise fait état de 168 milliards FCFA de salaires et paiements connexes sur la période. Sur les 2 151 emplois directement créés, 97 % de ses salariés au Burkina Faso étaient des nationaux. À cela s’ajoutent 36 milliards FCFA investis dans le développement communautaire, selon les données présentées par le groupe.
À travers ces différents flux, les mines de Houndé et de Mana de Endeavour constituent des moteurs économiques respectivement pour les régions du Guiriko et du Bankui. L’entreprise affirme vouloir transformer la valeur générée par l’activité minière en emplois, compétences, opportunités pour les entreprises locales et services au profit des communautés.
Plus de 50 initiatives pour renforcer l’autonomie économique
Au-delà de la contribution directe de l’activité minière, Endeavour met en avant ses interventions destinées à développer les revenus des populations. Plus de 7 100 bénéficiaires auraient été accompagnés à travers plus de 50 initiatives génératrices de revenus, avec une attention particulière portée aux femmes et aux jeunes. Les actions associent équipements, formations, accès aux marchés et facilitation du financement.
L’agriculture et le maraîchage figurent parmi les secteurs ayant profité des actions des deux mines. En effet, quatre périmètres maraîchers ont bénéficié à 155 personnes, tandis que 1 580 agriculteurs ont reçu des intrants agricoles. Ce sont également 1 313 millions FCFA qui ont été investis dans les initiatives ciblées en matière d’autonomisation économique.
La formation des jeunes a constitué un autre axe d’intervention. Le programme BEN NAFA a permis de former 379 jeunes, tandis qu’AgriFuturs Burkina, lancé en 2025, prévoit d’en accompagner 150 autres. L’objectif est de développer des compétences susceptibles d’améliorer l’insertion économique et de soutenir l’émergence d’activités durables dans les communautés.
8,4 milliards FCFA de prêts aux entreprises locales
L’autonomisation économique passe également par le renforcement des entreprises locales. Endeavour indique que 45 fournisseurs pilotes ont intégré son projet « Accélérateur de Contenu Local », un dispositif visant à améliorer les capacités des entreprises participant à la chaîne d’approvisionnement minière. Parallèlement, un partenariat avec Ecobank a permis d’accorder 8,4 milliards FCFA de prêts à des entreprises locales. Ce mécanisme vise à faciliter l’accès au financement, l’un des principaux obstacles au développement des petites et moyennes entreprises souhaitant travailler avec les grandes sociétés minières.
Ces actions menées sur la période allant de 2021 à 2025, dans les domaines économique et d’autonomisation, permettent la circulation d’une partie de la richesse générée par l’exploitation minière à travers les recettes publiques, les salaires et les achats locaux, tout en développant des activités susceptibles de renforcer progressivement l’autonomie économique des communautés et des entreprises nationales.
Gilbert BAZIE






