La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO et Coris Holding ont signé un accord de financement de 80 millions d’euros destiné à renforcer l’accès au crédit des entreprises actives dans les secteurs agricole, alimentaire et énergétique en Afrique de l’Ouest.
L’accord a été conclu le 30 juillet 2026 au siège de la BIDC, à Lomé, par son président, George Agyekum Donkor, et le directeur général de Coris Holding, Diakarya Ouattara. Cette opération doit permettre au groupe bancaire de financer des projets couvrant plusieurs maillons des chaînes de valeur, de la production à la transformation et à la commercialisation.
La ligne de crédit renforcera les capacités de refinancement des filiales de Coris Holding présentes dans la sous-région. Celles-ci pourront ainsi accorder davantage de prêts aux entreprises, aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux petites et moyennes industries engagées dans les activités productives.
Pour les acteurs agricoles et agroalimentaires, ce mécanisme pourrait contribuer à répondre au manque de financements de moyen et long terme, qui limite souvent l’acquisition d’équipements, l’augmentation des capacités de production, la transformation locale et le développement des circuits de distribution.
Le financement concerne également le secteur énergétique, dont la disponibilité et le coût influencent directement la compétitivité des exploitations agricoles et des unités industrielles. L’accès à une énergie régulière reste indispensable pour l’irrigation, la conservation des produits, le fonctionnement des chambres froides et la transformation agroalimentaire.
Selon la BIDC, le partenariat vise à élargir l’accès aux ressources financières pour les entreprises créatrices de valeur et d’emplois. La banque régionale entend s’appuyer sur le réseau de Coris Holding pour orienter les fonds vers des investissements présentant un impact économique et social dans les pays où le groupe est implanté.
Coris Holding considère, pour sa part, cette ligne de crédit comme un moyen d’accroître l’accompagnement de ses clients et de soutenir plus fortement les secteurs productifs. Le groupe devra désormais traduire cette ressource en financements accessibles aux entreprises capables de développer leurs activités et de renforcer les chaînes de valeur régionales.
Cette opération s’inscrit dans la stratégie GRO — Croissance, Résilience et Optimisation — de la BIDC. Celle-ci prévoit une mobilisation accrue de ressources en faveur des secteurs productifs, du secteur privé et des investissements contribuant à l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest.
L’impact réel de l’accord dépendra toutefois des conditions d’accès aux prêts, des taux appliqués, de la durée des financements et des garanties exigées aux bénéficiaires. Le communiqué ne précise pas encore les montants qui seront réservés à chaque secteur ni les critères de sélection des entreprises.
Pour les PME agricoles et agroalimentaires, l’enjeu sera donc de pouvoir effectivement accéder à ces ressources. La mobilisation de 80 millions d’euros constitue une étape importante, mais son efficacité se mesurera au nombre de projets financés, aux capacités de transformation créées et aux emplois générés dans les économies ouest-africaines.






