La Côte d’Ivoire amorce une nouvelle étape dans la modernisation de son agriculture avec l’ouverture officielle de la Digital Farming School (DFS), le 31 octobre 2026, à Yamoussoukro. Implanté au sein du technopôle de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB), cet établissement accueille une première promotion de 50 apprenants. L’objectif est de développer des compétences dans les technologies numériques appliquées à l’agriculture afin de soutenir l’innovation et la transformation du secteur agricole ivoirien.
La nouvelle école est issue d’un partenariat stratégique entre l’INP-HB, l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) du Maroc et OCP Africa. Elle entend contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de professionnels capables de concevoir et de déployer des solutions numériques adaptées aux besoins du secteur agricole.
La cérémonie d’inauguration s’est déroulée sous la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Adama DIAWARA. Elle a été coparrainée par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné KONÉ, et le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril OUATTARA.
Pour sa première promotion, la Digital Farming School a retenu 50 apprenants sur 80 candidats, à l’issue de trois semaines de coaching intensif. Cette sélection marque le démarrage d’un dispositif de formation destiné à renforcer les compétences nationales dans le domaine de l’AgriTech.
L’agriculture numérique offre plusieurs perspectives pour améliorer les performances des exploitations. L’utilisation des données agricoles, des outils de suivi des cultures et des technologies d’aide à la décision peut notamment faciliter la gestion des ressources en eau, le suivi de la fertilité des sols et l’optimisation de certaines interventions agricoles. À travers la Digital Farming School, les partenaires entendent rapprocher la formation supérieure, l’innovation technologique et les besoins du monde agricole. Le développement de compétences spécialisées pourrait favoriser l’émergence de solutions locales et ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles aux jeunes dans les métiers liés à l’agriculture numérique.
Anne Marie KOUADIO






