Réunis les 7 et 8 septembre à Ouagadougou, les acteurs des projets soutenus par les fonds verts et de la Grande Muraille Verte ont échangé sur les bonnes pratiques développées sur le terrain. L’objectif était de mieux documenter les expériences réussies afin de les partager, les reproduire et surtout de convaincre davantage de partenaires à investir dans l’action climatique au Burkina Faso.
Dans plusieurs localités du pays, des producteurs, des techniciens et des organisations mettent déjà en œuvre des solutions pour faire face aux effets du changement climatique. Des moyens humains, techniques et financiers sont mobilisés pour soutenir ces initiatives. Mais malgré les efforts consentis, nombre de ces expériences restent encore peu connues et sont insuffisamment documentées, ce qui limite leur partage et leur reproduction dans d’autres zones.
L’atelier organisé dans le cadre du Programme d’appui régional à la Grande Muraille Verte (PAR-GMV), avec l’appui du FIDA, entend justement corriger cette faiblesse. Les participants ont passé en revue plusieurs initiatives jugées intéressantes. C’est le cas de l’approche « Tin Taan Soani » du RESI-2P, des demi-lunes multifonctionnelles du programme SD3C ou encore de la récupération des terres dégradées avec Andropogon gayanus dans le cadre du PIDACC/BN.
Ces pratiques répondent à des problèmes bien réels des populations. Restaurer une terre dégradée, retenir l’eau, améliorer la production agricole ou permettre aux communautés d’anticiper les risques climatiques, ce sont des actions qui parlent directement aux bénéficiaires.
Les systèmes d’alerte précoce, les jardins nutritifs scolaires et le crédit vert expérimentés par ADAPT-WAP vont dans le même sens. Ils montrent que l’adaptation au changement climatique peut aussi contribuer à améliorer les revenus, l’alimentation et la sécurité des populations.
Pour Jean Philippe Badolo, Chef de Département de la Coordination des Conventions Internationales sur le Développement Durable et les Changements Climatiques, la documentation de ces acquis peut aider le Burkina Faso à disposer de preuves solides pour mobiliser davantage de ressources. Le pays dispose donc d’expériences à valoriser. Reste maintenant à mieux les faire connaître et à passer de quelques initiatives réussies à une véritable mise à l’échelle.
Ahoua KIENDREBEOGO






