Côte d’Ivoire : Bruno Koné veut faire de l’agriculture un moteur de croissance dans la Bagoué

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La Côte d’Ivoire veut accélérer la transformation de l’agriculture dans la région de la Bagoué afin d’en faire un véritable moteur de croissance économique et de réduction de la pauvreté. Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a réaffirmé cette ambition le 29 août 2026 à Nondara, dans la commune de Boundiali.

Selon l’Agence ivoirienne de presse, cette orientation repose sur plusieurs leviers : la sécurisation du foncier rural, la maîtrise de l’eau, l’accès aux intrants et aux semences améliorées, la mécanisation ainsi que le renforcement des organisations professionnelles agricoles. L’objectif affiché est de créer de meilleures conditions de production tout en permettant aux exploitants d’accroître leurs revenus.

La question foncière constitue l’un des premiers maillons de cette stratégie. À Nondara, 41 certificats fonciers, dont 35 individuels et six collectifs, ont été remis à des bénéficiaires dans le cadre du Projet d’appui à la relance des filières agricoles de Côte d’Ivoire (PARFACI). Pour le gouvernement, la sécurisation des droits sur les terres doit encourager les producteurs à investir davantage dans leurs exploitations et faciliter leur accès au financement. Bruno Koné souhaite également faire évoluer le statut économique des producteurs. « Notre objectif est simple, faire de chaque agriculteur un entrepreneur agricole de demain », a-t-il déclaré. Cette orientation suppose de renforcer les capacités des organisations de producteurs afin qu’elles puissent mieux structurer les filières, accéder aux équipements et améliorer la commercialisation de leurs productions.

La maîtrise de l’eau constitue un autre axe important. En effet, lors d’une visite au barrage hydro-agricole de Gbemou, dans la Bagoué, le ministre a souligné le potentiel de cet ouvrage construit en 1981. Le site offre un potentiel aménageable de 600 hectares, dont 214 hectares déjà exploités pour le riz, le maïs et le maraîchage. Le développement des périmètres irrigués doit permettre de réduire la dépendance des producteurs aux aléas pluviométriques et d’intensifier les cultures.

Les producteurs du Nord ont par ailleurs bénéficié, en juillet, de 2,8 milliards FCFA d’intrants et d’équipements agricoles dans le cadre des projets 2PAI-NORD et PADSV. Ces appuis concernent 360 organisations professionnelles regroupant près de 6 000 producteurs de la Bagoué, du Hambol, du Poro et du Tchologo. Les autorités tablent sur une production additionnelle d’environ 20 000 tonnes de produits vivriers, dont 10 000 tonnes de riz et 3 000 tonnes de maïs.

Anne Marie KOUADIO

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