Vingt-cinq micros, petites et moyennes entreprises (MPME) accompagnées par le Centre d’Incubation Féminin en Entrepreneuriat Agricole (CIFEA) ont renforcé leurs compétences en matière de normes, de qualité et de sécurité sanitaire des aliments, du 27 au 29 août 2026 à Tenkodogo. L’objectif est d’aider ces entreprises agroalimentaires à améliorer la conformité de leurs produits et à renforcer leur compétitivité. La formation a été organisée dans le cadre du Projet de Renforcement de l’Écosystème Entrepreneurial au profit des Femmes, des Jeunes et des Personnes Vulnérables dans la région du Nakambé (PREE-CE). Le projet est mis en œuvre par la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso (MEBF), avec l’appui technique et financier d’Enabel au Burkina Faso.
Avant la session, des audits avaient été réalisés auprès des entreprises bénéficiaires afin d’identifier leurs pratiques et les difficultés rencontrées en matière d’hygiène, de qualité et de sécurité sanitaire. La formation a ainsi été conçue pour apporter des réponses adaptées aux insuffisances constatées dans les unités de production.
Animée par Fatimata Segda/Sabo, consultante spécialiste en normes et qualité, elle a permis aux participantes de mieux comprendre les notions de conformité et de non-conformité ainsi que les différents risques susceptibles d’affecter la qualité des produits. Les dangers physiques, chimiques et biologiques ont été abordés, avec un accent particulier sur leur prévention. Les promotrices ont également été initiées aux outils 5M, 5S et au cycle PDCA, utilisés pour mieux organiser les processus de production et améliorer continuellement les pratiques. Les principes de la démarche HACCP leur ont permis d’approfondir l’identification et la maîtrise des risques sanitaires à chaque étape de la fabrication.
La traçabilité et l’étiquetage ont aussi occupé une place importante dans les échanges. Au-delà du respect de la réglementation, ces pratiques permettent aux entreprises d’améliorer l’information des consommateurs, de renforcer la confiance dans leurs produits et de mieux se préparer à l’accès à des marchés plus exigeants.
À travers cette formation, le PREE-CE cherche ainsi à faire de la maîtrise des normes et de la qualité un levier de professionnalisation des entreprises féminines agroalimentaires. Pour les bénéficiaires, le défi est de traduire les connaissances acquises en améliorations concrètes dans leurs unités de production.
Ahoua KIENDREBEOGO






