Côte d’Ivoire : les producteurs de soja créent une union nationale pour mieux structurer la filière

Publié le:

spot_img

Les producteurs ivoiriens de soja franchissent une nouvelle étape dans leur organisation. Réunis à Yamoussoukro, ils ont mis en place une union nationale destinée à mieux coordonner leurs activités et à porter leurs préoccupations auprès des pouvoirs publics et des partenaires de la filière.

Selon l’Agence ivoirienne de presse (AIP), le producteur de soja de la région du Poro, Kolotioloma Allassane Silué, a été porté à la tête de la nouvelle organisation le 20 août 2026. Cette structuration nationale intervient après la mise en place progressive d’organisations de producteurs dans plusieurs bassins de production. Dans le Poro, une union régionale des sociétés coopératives de producteurs de soja avait été créée en octobre 2025. Elle regroupait alors trois coopératives de base et avait déjà confié sa présidence à Kolotioloma Allassane Silué. Cette organisation régionale avait pour ambition d’améliorer la coordination des producteurs et de renforcer la gouvernance coopérative.

La création d’une faîtière nationale doit désormais permettre aux producteurs de parler d’une voix plus forte sur les questions qui freinent le développement de la filière. Parmi les difficultés déjà évoquées par les acteurs figurent l’accès aux semences améliorées, aux équipements agricoles, à l’encadrement technique ainsi qu’aux débouchés pour la commercialisation. Ces préoccupations avaient notamment été soulevées par des producteurs du nord du pays lors de précédentes campagnes. L’organisation collective pourrait également faciliter les relations avec les transformateurs et les investisseurs. Le soja constitue en effet une matière première utilisée dans l’alimentation humaine, la production d’huile et la fabrication d’aliments pour animaux, ce qui lui confère un potentiel de développement dans plusieurs chaînes de valeur agroalimentaires.

Pour la nouvelle union, l’enjeu sera donc de transformer cette structuration institutionnelle en services concrets pour les producteurs : accès aux intrants, mécanisation, amélioration de la productivité, collecte et commercialisation des récoltes. La mise en place de cette organisation nationale marque ainsi une nouvelle étape dans la structuration d’une filière encore en développement en Côte d’Ivoire.

Anne Marie KOUADIO

Restez informé ! Inscrivez-vous pour recevoir nos derniers articles et conseils d'experts.

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Publicité

spot_img

Autres Articles