Les premières observations issues du suivi des vaches gestantes d’origine brésilienne sont encourageantes. Du 10 au 14 août 2026, une équipe de la Direction générale des productions animales (DGPA), conduite par le Chargé d’appui technique (CAT), Danani LOMPO, a parcouru plusieurs fermes des régions de l’Oubri et des Koulsé pour apprécier l’évolution des animaux et leur adaptation au milieu burkinabè.
L’objectif de cette mission était surtout de mesurer les résultats obtenus depuis l’introduction de ces bovins, à travers leur état sanitaire et physiologique, alimentation, conditions d’élevage, reproduction et production de lait. Un suivi qui permet également aux services techniques de disposer de données précises pour orienter les prochaines interventions. Il ressort du suivi que les animaux semblent avoir bien supporté les conditions environnementales locales. Cette capacité d’adaptation constitue un acquis important, particulièrement dans un contexte où la productivité du cheptel dépend fortement de la résistance des animaux aux réalités climatiques et aux conditions d’élevage.
Les performances laitières retiennent également l’attention. Dans certaines exploitations visitées, la production dépasse les 17 litres de lait par vache et par jour. Pour la DGPA, ces résultats traduisent le potentiel de ces animaux et l’intérêt d’un accompagnement technique régulier des éleveurs afin de maintenir, voire d’améliorer, ces niveaux de production. La reproduction évolue, elle aussi, de manière satisfaisante. En effet, plusieurs mises bas ont déjà été enregistrées, tandis que d’autres vaches sont toujours en gestation. Les services techniques prévoient cependant de poursuivre les contrôles afin d’identifier les femelles qui ne seraient finalement pas gestantes et d’envisager, si nécessaire, une nouvelle insémination.

Autre indicateur suivi de près est le développement des veaux. Là encore, les résultats observés sont jugés encourageants. Certains animaux ont vu leur poids pratiquement doubler en seulement deux mois. Une croissance qui laisse entrevoir de bonnes perspectives pour le renouvellement du cheptel et l’amélioration progressive de la productivité des élevages.
Pour Danani LOMPO, le bilan de cette mission est largement positif. Au-delà des chiffres de production, l’enjeu est désormais de consolider ces acquis par un suivi zootechnique régulier, une alimentation adaptée et une bonne maîtrise de la reproduction. Ces conditions seront déterminantes pour transformer les performances actuellement observées en résultats durables au bénéfice de l’élevage burkinabè.
Ahoua KIENDREBEOGO






