La Banque africaine de développement (BAD) a investi 332 millions de dollars, soit environ 189 milliards FCFA, dans un titre émis par Standard Bank Group afin d’accroître les financements destinés aux petites et moyennes entreprises sud-africaines. L’intégralité des ressources doit être orientée vers les PME, notamment celles dirigées par des femmes.
L’opération prend la forme d’une obligation sociale cotée à la Bourse de Johannesburg. Le titre relève de la nouvelle catégorie d’instruments financiers dite FLAC, conçue pour renforcer la capacité des banques à absorber d’éventuelles pertes. Introduit en janvier 2026 par la Banque centrale sud-africaine, ce mécanisme est utilisé pour la première fois par Standard Bank Group dans le cadre d’une émission cotée sur ce marché. En mobilisant ces capitaux, Standard Bank prévoit d’augmenter les prêts accordés aux petites entreprises, souvent confrontées à des difficultés d’accès aux financements de long terme.
Standard Bank estime que l’Afrique du Sud compte environ 3,2 millions de PME, qui concentreraient près de 60 % des emplois du pays. Leur accès au crédit constitue donc un enjeu important pour l’activité économique, la création d’emplois et le développement d’entreprises capables d’intégrer les chaînes de valeur nationales. L’impact des 332 millions de dollars dépendra désormais des conditions de crédit proposées aux entreprises, des garanties exigées et de la répartition effective des ressources entre les secteurs.
Robert ADJOVI






