Lors du Conseil des ministres de ce jeudi 2 juillet 2026, le gouvernement a adopté deux décrets portant création et approbation des statuts de CIM SAHEL, une société d’économie mixte à participation publique majoritaire destinée à renforcer la souveraineté industrielle du pays et à réguler le marché du ciment.
Depuis quelques temps, le Burkina connait une pénurie de ciment et à des pratiques spéculatives et à une hausse des prix du ciment. Alors pour pallier ce besoin, le gouvernement a donc adopté en conseil des ministres de ce 2 juillet 2026, la création et approbation des statuts de CIM SAHEL. Il faut savoir que cette décision intervient malgré une capacité nationale de production de ciment estimée entre 6 à 7 millions de tonnes par an. Ce qui est largement suffisant pour couvrir les besoins du marché national et alimenter les exportations vers la sous-région.
Ainsi, avec la création de CIM SAHEL, le gouvernement pourra renforcer la régulation du secteur et de garantir un meilleur approvisionnement du marché national. En effet, cette entreprise contribuera à la stabilisation et à la réduction du prix du ciment, à soutenir les grands programmes nationaux de construction de logements, de routes, de barrages et d’autres infrastructures publiques et à permettre une intervention plus efficace de l’État dans un secteur stratégique de l’économie. Elle générera 413 emplois directs ainsi que près de 2 000 emplois indirects, offrant ainsi de nouvelles perspectives pour l’emploi et l’économie nationale.
Par ailleurs, au cours de la même session, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a également présenté une communication relative au lancement au Burkina Faso du projet Autonomisation économique des femmes par l’innovation et l’accès à la propriété intellectuelle (AFPI).
Cette initiative compte améliorer la productivité des femmes évoluant dans l’agrobusiness grâce à une meilleure valorisation de leurs innovations. AFPI permettra le financement pour les activités économiques portées par les femmes, avec pour ambition de favoriser leur autonomisation et leur contribution au développement économique du Burkina Faso.
Le projet prévoit de renforcer les capacités des bénéficiaires en matière de création, d’innovation, de transfert de technologies et de protection de leurs inventions à travers les mécanismes de propriété intellectuelle. Les innovations pourront ainsi être protégées par des titres délivrés par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI).
Ahoua KIENDREBEOGO






