La cérémonie de dédicace du livre intitulé Finance agricole : un moteur du développement endogène de Dominique Tamini, s’est tenue ce samedi 27 juin 2026 à Ouagadougou. Dans cet ouvrage de 211 pages, l’auteur met en lumière les défis du financement de l’agriculture et en souligne l’importance pour la transformation économique du Burkina Faso et de l’Afrique.
En effet, l’ouvrage met l’accent sur l’assurance agricole, notamment l’assurance indicielle, présentée comme un levier essentiel pour réduire les risques climatiques qui freinent les investissements dans le secteur. Pour Dominique Tamini, tant que ces risques ne seront pas mieux couverts, l’agriculture continuera d’être perçue comme une activité trop risquée par les établissements financiers.
L’auteur estime que la transformation de l’agriculture africaine ne pourra être durable que si elle s’appuie d’abord sur les ressources locales, les banques nationales, les institutions de microfinance, les producteurs, les PME agroalimentaires ainsi que sur des solutions adaptées aux réalités du continent. C’est pourquoi, il plaide pour davantage d’innovation, de digitalisation et de mécanisation, tout en rappelant que ces transformations nécessitent des financements conséquents. Car, le défi consiste désormais à mobiliser davantage de ressources internes afin de réduire progressivement la dépendance vis-à-vis des financements extérieurs.

« Aujourd’hui, on dit que l’agriculture est un secteur risqué, c’est parce que les risques ne sont pas mitigés. Et donc, l’ouvrage vient à point nommé inviter les acteurs à la réflexion, au questionnement, pour qu’ensemble on puisse trouver des voies et moyens que j’ai proposés dans les perspectives », a indiqué Dominique Tamini. Il lance un appel aux pouvoirs publics, aux banques, aux institutions de microfinance et à l’ensemble des partenaires du secteur afin qu’ils développent des produits financiers plus accessibles et mieux adaptés aux besoins des producteurs.
Par ailleurs, le représentant du ministre chargé de la construction de la patrie a salué la publication de l’ouvrage qui arrive à un moment où le Burkina Faso fait de la souveraineté alimentaire une priorité nationale. « Ce livre pourra permettre aussi aux différents acteurs qui veulent accompagner le gouvernement dans l’attente de la souveraineté alimentaire de pouvoir avoir des astuces pour acquérir des financements pour qu’ensemble, nous puissions vraiment travailler dans l’endogénéité et pouvoir avoir vraiment une souveraineté alimentaire les jours à venir », a souligné Norbert Cohoun Soako.
Cet ouvrage est avant tout une invitation à repenser les mécanismes actuels de financement de l’agriculture. Car de nombreux producteurs peinent encore à accéder au crédit, non seulement en raison des risques liés au secteur, mais aussi parce qu’ils maîtrisent insuffisamment les exigences du langage financier. L’auteur a consacré une partie importante de son livre à l’explication de ce fonctionnement afin de permettre aux porteurs de projets agricoles de mieux préparer leurs demandes de financement et de dialoguer efficacement avec les institutions financières.
Finance agricole : un moteur du développement endogène est vendu au prix unitaire de 10 000 FCFA, et disponible dans les librairies Diafac, Mercury et Jeunesse d’Afrique.
Ahoua KIENDREBEOGO






