En ce mois de juin 2026, le Ghana amorce une étape décisive pour son développement économique avec l’approbation par la Banque mondiale d’un financement de 500 millions de dollars (environ 291 milliards de FCFA). Ce fonds est destiné au Projet d’accès au marché et de connectivité du Ghana (GMACP), une initiative ambitieuse de cinq ans qui vise à réhabiliter et entretenir plus de 1 000 kilomètres de routes rurales.
Ce projet se concentre sur les régions vitales du Nord, de Savannah, d’Oti, de la Volta, de l’Est, d’Ashanti, de Bono et de l’Ouest, qui sont les principaux bassins de production de maïs, de riz, d’igname et de manioc. En améliorant la connectivité entre ces zones de production et les marchés urbains, le GMACP s’attaque de front au problème des pertes post-récolte et à la réduction des coûts de transport, garantissant ainsi une meilleure sécurité alimentaire pour toute la nation.
L’impact humain est au cœur de cette dynamique : plus de 550 000 personnes bénéficieront directement de ces infrastructures, dont 350 000 agriculteurs, 250 000 femmes et 310 000 jeunes. Sur le plan de l’emploi, l’année 2026 s’annonce sous les meilleurs auspices avec la création prévue de plus de 5 000 emplois directs et 25 000 emplois indirects grâce aux travaux de génie civil et de maintenance.
Cet investissement s’insère dans la stratégie budgétaire ghanéenne, le gouvernement ayant alloué 30,8 milliards de cedis (soit environ 2,6 milliards de dollars) à l’infrastructure routière pour l’exercice fiscal 2026. En intégrant des normes de construction résilientes au climat, le Ghana ne se contente pas de bâtir des routes, il construit un avenir durable et inclusif pour ses communautés rurales.
Anne Marie KOUADIO






