Santé animale : le Burkina Faso érige un « rempart » frontalier contre la grippe aviaire

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Face à la recrudescence des maladies animales transfrontalières en Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso a lancé une vaste offensive de sensibilisation. L’objectif est de verrouiller les frontières pour empêcher l’introduction de l’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), une menace majeure pour l’économie et la sécurité alimentaire.

Du 26 avril au 2 mai 2026, le ministère burkinabè en charge des Ressources animales a déployé une mission stratégique sur l’ensemble de ses points de passage clés. De l’aéroport de Ouagadougou aux postes de contrôle terrestres les plus reculés, l’heure est à la mobilisation générale contre la menace invisible de la grippe aviaire.

La Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV) a ciblé les zones à haut flux de passage pour renforcer le dispositif de veille. Plusieurs régions et points névralgiques ont été couverts, notamment les pôles aéroportuaires et ferroviaires regroupant l’Aéroport de Ouagadougou, Sitarail, et Ouagarinter et les frontières terrestres (Bittou, Zabré (Nakambé), Dakola, Zécco (Nazinon), Niangoloko (Tannouyan) ou encore Kampti et Ouessa (Djorô)).

Le contexte régional actuel est marqué par une augmentation inquiétante des foyers de maladies animales transfrontalières. Sans vaccin universellement accessible, la stratégie nationale repose sur la détection précoce et la notification systématique. « La grippe aviaire est une maladie virale hautement contagieuse… À ce jour, il n’existe pas de vaccin largement accessible et efficace à l’échelle mondiale. Notre meilleure arme demeure la prévention », a martelé le Dr Madi Savadogo, Directeur de la santé animale.

L’originalité de cette campagne réside dans la synergie d’action créée entre des acteurs aux profils variés :

  • Forces de défense et de sécurité et services des douanes.
  • Agents des postes de contrôle vétérinaires et équipes de surveillance épidémiologique.
  • Collectivités territoriales.

Sur le terrain, l’engagement est palpable. Tiga Korgho, chef du Bureau des douanes de Niangoloko, assure que toutes les dispositions sont prises pour un contrôle rigoureux de la volaille et de ses produits dérivés.

L’enjeu dépasse les frontières du Burkina Faso. La protection du cheptel national est intrinsèquement liée à la sécurité sanitaire des populations et à la stabilité économique de la sous-région. En renforçant sa vigilance contre le trafic d’animaux non conforme, le pays contribue à la sécurité sanitaire mondiale.

Sami KAM

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