À l’occasion de la Journée internationale du jeu, célébrée le 11 juin, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé un appel pour des actions en faveur de l’élimination du travail des enfants, particulièrement dans le secteur agricole, car près de 138 millions d’enfants à travers le monde sont contraints de travailler, dont 61 % dans l’agriculture.
Pour la FAO, cette situation constitue l’un des principaux obstacles à la lutte contre la pauvreté et la faim. En passant leurs journées dans les champs, les élevages ou les activités agricoles familiales, des millions d’enfants sont privés d’éducation, un droit fondamental pourtant essentiel à leur épanouissement et à leur avenir. Sans accès à l’école, ces enfants disposent de moins d’opportunités pour acquérir les compétences nécessaires à leur insertion économique et sociale, perpétuant une spirale de précarité qui se transmet de génération en génération.
Souvent perçu par les familles comme une contribution indispensable à la survie du ménage, le travail des enfants produit en réalité l’effet inverse à long terme. En sacrifiant l’éducation au profit d’un gain immédiat, les communautés les plus vulnérables se retrouvent enfermées dans un cercle où la pauvreté alimente le travail des enfants, tandis que ce dernier entretient à son tour la pauvreté et l’insécurité alimentaire.
Face à cette situation, la FAO préconise des solutions durables fondées sur la réduction de la dépendance des ménages au travail des enfants. Aussi, l’adoption de pratiques agricoles durables qui sont plus productives et résilientes.
Pour l’institution onusienne, l’élimination du travail des enfants ne relève pas uniquement de la protection de l’enfance. Il s’agit également d’un investissement stratégique pour construire des sociétés plus prospères, plus justes et plus résilientes. Tant que des millions d’enfants continueront à troquer les salles de classe contre les champs, les ambitions d’un monde libéré de la pauvreté et de la faim resteront difficiles à atteindre.
Ahoua KIENDREBEOGO






