UEMOA : le secteur privé au cœur d’une dynamique de croissance et de résilience

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Sous l’impulsion de Mme Helena Nosolini Embalo, la Chambre Consulaire Régionale de l’UEMOA (CCR-UEMOA) accélère ses réformes pour transformer le paysage économique de la sous-région. Entre mécanismes de financement innovants et intégration à la ZLECAf, le secteur privé communautaire se prépare à relever les défis de demain.

Lomé a récemment accueilli la cérémonie de lancement des activités 2026 de la CCR-UEMOA. Dans un contexte marqué par des mutations profondes et des chocs récurrents, l’institution ambitionne, pour sa mandature 2024-2027, de renforcer la compétitivité, la résilience et l’intégration du secteur privé communautaire.

Dès sa prise de fonction en mai 2024, Mme Embalo a hérité d’économies sortant de crises multiples (économiques, politiques et sécuritaires). Pour y répondre, la CCR-UEMOA a actualisé son Plan Stratégique 2020-2030 et élaboré un plan d’actions 2024-2027 assorti d’un cadre de performance rigoureux.

Cette ambition repose sur trois piliers fondamentaux : un secteur privé mieux structuré et plus compétitif, des organisations consulaires renforcées dans leur rôle d’accompagnement et une participation active à l’élaboration des politiques communautaires.

Par ailleurs, l’un des chantiers les plus concrets de cette mandature concerne l’accès au financement, défi structurel pour de nombreuses entreprises de l’Union. La CCR-UEMOA a conduit deux études visant à proposer des solutions durables. La première solution est la création d’un mécanisme régional de soutien et de relance pour stabiliser le secteur privé en cas de crises imprévues et la seconde porte sur la souplesse du financement dédié aux TPE et PME/PMI, ainsi qu’aux structures agro-sylvo-pastorales, adossé aux Caisses des Dépôts et Consignations.

L’objectif pour la période 2026-2027 est l’opérationnalisation de ces solutions pour transformer ces études en réalités palpables pour les entrepreneurs.

La CCR-UEMOA ne se contente pas de réformes internes. Elle prépare activement les entreprises à saisir les opportunités de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Des programmes de renforcement des capacités techniques sur le commerce des marchandises ont été déployés avec l’appui de l’Union Européenne. À l’international, l’institution renforce ses réseaux, comme en témoigne la signature récente d’un protocole d’accord à Barcelone avec l’Association des Chambres de commerce et d’industrie des pays de la Méditerranée.

La question du secteur informel, prédominant dans l’espace UEMOA, reste une priorité. Une étude globale a été lancée pour définir un plan d’actions quinquennal visant sa formalisation progressive. Parallèlement, des initiatives comme le concours « Tremplin Start-up UEMOA » continuent de stimuler l’innovation, notamment dans les industries culturelles et créatives.

Ces réformes s’inscrivent dans une conjoncture régionale positive. La croissance économique de l’Union s’est située à 6,2 % en 2024 avec une progression de 6,7% en 2025. Bien que l’inflation reste un point de vigilance à 3,8 %, le dynamisme de tous les secteurs d’activité soutient la marche vers une intégration durable.

En s’affirmant comme l’interface stratégique incontournable entre les opérateurs économiques et les institutions de l’Union, la CCR-UEMOA entend faire de la voix du secteur privé un véritable levier d’influence pour la souveraineté économique de la région.

Robert ADJOVI

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