La Côte d’Ivoire consolide sa place parmi les principales économies d’Afrique de l’Ouest. Selon une nouvelle note économique d’Afreximbank, publiée fin octobre 2026, la valeur de ses échanges commerciaux est passée de 26 milliards de dollars en 2018 à 57 milliards en 2025, soit une progression d’environ 119 %. Portée par l’agriculture, les hydrocarbures, les infrastructures et la consommation intérieure, l’économie ivoirienne devrait enregistrer une croissance de 5,8 % en 2026, avant une accélération à 6,2 % en 2027.
Premier producteur mondial de cacao, avec environ 40 % de l’offre mondiale selon Afreximbank, la Côte d’Ivoire conserve un rôle majeur dans les échanges agricoles internationaux. Outre le cacao, les exportations de noix de cajou et de caoutchouc contribuent aux performances commerciales du pays.
Le secteur énergétique prend également une importance croissante, avec la progression de la production pétrolière, notamment sur le champ Baleine, et la découverte de condensats de gaz dans la zone de Calao South en février 2026. Cette diversification s’accompagne d’une expansion significative du commerce extérieur. Entre 2018 et 2025, la valeur totale des échanges commerciaux ivoiriens a plus que doublé, passant de 26 à 57 milliards de dollars.
Les ports d’Abidjan et de San Pedro jouent un rôle important dans cette dynamique, en facilitant les flux commerciaux entre la Côte d’Ivoire, les marchés internationaux et les pays de l’hinterland ouest-africain.
En 2025, les pays africains représentaient environ 22 % des échanges de marchandises de la Côte d’Ivoire, selon Afreximbank. Cette proportion illustre le poids des débouchés continentaux et les possibilités de développement du commerce régional.
La note d’Afreximbank relève également une amélioration des équilibres macroéconomiques. En effet, l’inflation serait revenue à 0,1 % en 2025, sous l’effet de l’atténuation des pressions sur les prix des matières premières et des mesures de stabilisation des prix des carburants et des produits alimentaires.
La forte présence des matières premières agricoles et minières dans les exportations rend nécessaire le développement d’activités industrielles capables de générer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national. La transformation du cacao, de l’anacarde et du caoutchouc, ainsi que le renforcement des chaînes de valeur régionales, représentent des possibilités de développement pour l’agro-industrie ivoirienne.
Ces perspectives s’inscrivent dans les orientations du Plan national de développement 2026-2030, qui accorde une place importante à l’industrialisation, aux investissements et à la diversification économique.
Anne Marie KOUADIO
Pour en savoir plus, consultez la fiche pays d’Afreximbank sur la Côte d’Ivoire ici.






