La deuxième usine de transformation de tomates portée par l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) entre dans sa dernière phase de réalisation à Tenkodogo. D’un coût de 7,5 milliards FCFA, l’infrastructure dispose désormais de ses principales machines. Les premiers essais techniques sont annoncés autour du 15 septembre 2026, avant une entrée progressive en exploitation. L’unité est implantée à Pédogo, à proximité du centre-ville de Tenkodogo, sur une superficie de trois hectares. La plateforme industrielle, les magasins de stockage, les locaux techniques, le bloc administratif et l’atelier de maintenance sont en phase de finition.
Une délégation de l’APEC conduite par son directeur général, Karim Traoré, a visité le chantier afin de constater l’état d’avancement des travaux. Les essais, prévus sur une période de dix jours à deux semaines, permettront de vérifier le fonctionnement des équipements avant le démarrage des opérations de production. Le projet représente également une perspective importante pour l’emploi local. L’APEC prévoit de recruter plus d’une centaine de jeunes et de femmes lors de la première phase d’exploitation. À terme, l’usine devrait générer 300 emplois directs et environ 1 000 emplois indirects dans l’approvisionnement, le transport, la manutention et les services associés.
L’approvisionnement en tomates fraîches constitue désormais l’un des principaux enjeux. L’Agence invite les producteurs de la région du Nakambé à s’organiser et à se rapprocher de ses services pour préparer leurs livraisons. Selon le calendrier annoncé, les besoins en matières premières devraient devenir particulièrement importants à partir de la première semaine de novembre 2026.
Après l’unité de Bobo-Dioulasso, inaugurée en novembre 2024, celle de Tenkodogo doit contribuer à renforcer la transformation locale de la tomate. Pour les producteurs, ce nouveau débouché pourrait faciliter l’écoulement des récoltes et réduire une partie des pertes liées à la périssabilité du produit, à condition que l’approvisionnement et les relations commerciales soient bien organisés.
À travers cet investissement, l’APEC entend faire de l’actionnariat populaire un outil de développement industriel et de création de valeur agricole. La prochaine étape sera déterminante : réussir les essais, assurer un approvisionnement régulier et transformer les capacités installées en production effective au bénéfice des consommateurs et des producteurs locaux.
Alpha BARRO






