13 unités de production d’eaux préemballées ont été contrôlées par la Police de l’eau de la région du Djôrô au cours des mois de juillet et août 2026. À l’issue de ces opérations, deux unités ont été suspendues pour non-respect de la réglementation et pour des conditions d’exploitation jugées non conformes.
Derrière ces chiffres se trouve une question qui touche directement le quotidien des populations, celle de la qualité de l’eau consommée. Dans les rues, les marchés, les lieux de travail ou encore aux abords des écoles, l’eau en sachet est devenue une solution pratique et accessible pour de nombreux habitants. Mais lorsqu’elle n’est pas produite dans de bonnes conditions, elle peut rapidement devenir une source de problèmes sanitaires.
Une eau destinée à la consommation humaine ne doit pas seulement être claire ou avoir un goût acceptable. Elle doit surtout être produite, traitée, conditionnée et conservée dans des conditions qui empêchent sa contamination. Une mauvaise hygiène des installations, un équipement inadapté ou encore un traitement insuffisant peuvent favoriser la présence de microbes et d’autres contaminants.
La consommation d’une eau de mauvaise qualité peut provoquer des maladies liées à l’eau contaminée, comme les diarrhées et certaines infections intestinales. Les enfants, les personnes âgées et les personnes fragiles peuvent être particulièrement exposés. C’est pourquoi le contrôle des unités de production ne doit pas être considéré comme une simple formalité administrative. Il s’agit avant tout d’une mesure de protection de la santé publique.
Les opérations menées dans le Djôrô viennent ainsi rappeler aux promoteurs leur responsabilité. Produire de l’eau destinée à la consommation humaine implique de respecter des règles précises concernant l’implantation des unités, l’hygiène, les équipements, le traitement et les conditions générales de production.
Par Ahoua KIENDREBEOGO






