Le parc urbain Bangr-Weogo va bénéficier d’un programme de réhabilitation évalué à 75 milliards de FCFA. La première phase, dotée de 5 milliards de FCFA, doit permettre de lancer les premiers travaux d’ici à décembre 2026. Au-delà des infrastructures, le projet entend surtout redonner au parc son rôle essentiel dans l’équilibre environnemental de Ouagadougou.
Dans une ville qui s’étend rapidement et où les problèmes de pollution et de poussière sont de plus en plus visibles, la présence d’un espace naturel comme Bangr-Weogo est loin d’être secondaire. Ses arbres et sa végétation participent à l’amélioration de la qualité de l’air, à la réduction de la chaleur et au maintien d’un cadre de vie plus sain pour les habitants.
La réhabilitation prévoit donc la dépollution du site, la restauration des zones humides et le reboisement. Ces actions doivent permettre au parc de retrouver une partie de ses fonctions naturelles. Les zones humides jouent un rôle important dans la gestion de l’eau, tandis que les arbres contribuent à retenir le carbone, filtrer certaines particules et offrir des espaces de fraîcheur dans une capitale fortement urbanisée.
Le projet prévoit également de renforcer la biodiversité et de créer des espaces consacrés à l’éducation environnementale. L’objectif est donc de restaurer le parc, et aussi de sensibiliser les populations à la nécessité de protéger les espaces verts.
Lors de la pose de la première pierre, le ministre de la Sécurité, Mahamadou SANA, a insisté sur le respect des délais et surtout sur la qualité des travaux. Une exigence importante, car la réhabilitation d’un espace naturel ne doit pas se limiter à construire de nouvelles infrastructures. Elle doit d’abord permettre à l’écosystème de retrouver sa place au milieu de l’urbanisation de la ville.
Ahoua KIENDREBEOGO






