Dans un contexte où les sols s’appauvrissent et où les saisons deviennent de plus en plus difficiles à prévoir, certaines solutions se trouvent parfois à portée de main. C’est le cas du Gliricidia sepium, un arbre à croissance rapide dont les usages agricoles et pastoraux intéressent de plus en plus la recherche au Burkina Faso.
Une étude menée par l’INERA montre l’intérêt de sa biomasse dans l’amélioration de la fertilité des sols. Utilisées comme apport organique, ses feuilles et ses émondes peuvent contribuer à enrichir le sol en éléments nutritifs et à améliorer les rendements des céréales. Dans une expérimentation en zone soudanienne, les apports de biomasse de Gliricidia ont permis des hausses importantes des rendements du maïs et du sorgho par rapport au témoin.
Mais l’intérêt de cet arbre ne se limite pas qu’au champ. Le Gliricidia peut également fournir du fourrage au bétail ; une possibilité particulièrement intéressante lorsque les pâturages naturels se raréfient en saison sèche. Des travaux de l’INERA portent d’ailleurs sur son introduction pour améliorer à la fois la fertilité des sols et l’alimentation animale.
Planté autour des parcelles ou intégré aux systèmes agroforestiers, il peut aussi jouer un rôle de protection contre le vent et contribuer à limiter l’érosion. Le Gliricidia sepium ne constitue pas une solution miracle. Mais les résultats de la recherche montrent qu’il mérite d’être mieux connu, expérimenté et accompagné. Dans une agriculture confrontée au changement climatique et à la baisse de fertilité des sols, cet arbre pourrait bien avoir une place à prendre dans les champs burkinabè.
Ahoua KIENDREBEOGO






