Quatre ans après la mobilisation d’un financement additionnel pour le Projet d’urgence de développement territorial et de résilience (PUDTR), plusieurs indicateurs enregistrés sur le terrain dépassent les objectifs initialement fixés. Les interventions ont porté sur l’aide alimentaire, les transferts monétaires, les intrants agricoles, les aménagements hydro-agricoles, l’élevage ainsi que la pêche et la pisciculture.
En juin 2022, le Burkina Faso avait mobilisé 73,8 milliards de FCFA avec l’appui de la Banque mondiale pour renforcer le PUDTR, dans un contexte marqué par l’insécurité alimentaire et les déplacements de populations. Selon les données de mise en œuvre du projet, les ressources ont servi à répondre aux besoins immédiats des ménages vulnérables tout en soutenant leurs capacités de production. Dans le domaine de la sécurité alimentaire, les 70 000 tonnes de vivres prévues ont été intégralement acquises. Sur ce volume, 29 400 tonnes ont été distribuées aux bénéficiaires, 25 600 tonnes vendues et 15 000 tonnes demeurent en stock. Les transferts monétaires ont, de leur côté, atteint 10,51 milliards de FCFA pour 494 771 bénéficiaires, contre un objectif de 491 305 personnes. Les opérations ont concerné 41 communes dans sept régions.

Les résultats sont également importants dans la production agricole. Le projet a permis de mettre à disposition 2 073,93 tonnes de semences, contre 2 000 tonnes prévues, ainsi que 1 046 kg de semences maraîchères, pour un objectif de 1 000 kg. En revanche, 28 996 tonnes d’engrais ont été distribuées sur les 30 000 tonnes programmées. Les aménagements hydro-agricoles figurent parmi les domaines où les prévisions ont été dépassées. Sur un objectif de 2 000 hectares de bas-fonds, 2 282 hectares ont été aménagés, soit 282 hectares supplémentaires. Le projet a également réalisé 232 hectares de jardins, 157 hectares de superficies irriguées et 27 forages. Quatre magasins équipés de dispositifs de conservation des oignons ont par ailleurs été construits.
Dans le secteur de l’élevage, les interventions comprennent la mise à disposition de 3 930 tonnes d’aliments pour bétail et de 1 550 tonnes d’aliments pour volaille. Le projet prévoyait également la mise en place de 3 000 nouveaux reproducteurs de petits ruminants. Pour la pêche et la pisciculture, 52 cages flottantes ont été installées, 158 tonnes d’aliments pour poissons mobilisées et 480 pisciculteurs accompagnés.
Au terme de ces quatre années, le financement additionnel du PUDTR affiche ainsi des résultats supérieurs aux prévisions dans plusieurs domaines, notamment pour les semences, le nombre de bénéficiaires des transferts monétaires et les superficies de bas-fonds aménagées. D’autres indicateurs, comme la quantité d’engrais distribuée ou le montant total des transferts, restent légèrement en dessous des objectifs.
Ahoua KIENDREBEOGO






