L’Agence Faso Vêenem (AFAV) a mis en terre 500 plants d’espèces fruitières, le 8 août 2026 dans la commune de Kourinion, dans le cadre des mesures environnementales accompagnant la réalisation d’une mini-centrale solaire photovoltaïque. L’opération vise à compenser les pertes d’arbres occasionnées par les travaux tout en améliorant progressivement le couvert végétal de la commune. Selon les informations communiquées par l’AFAV, les plants ont été installés sur une superficie d’environ deux hectares et répartis entre trois sites : la Préfecture, la Circonscription d’éducation de base (CEB) et le Centre de santé et de promotion sociale (CSPS).
À travers cette initiative, l’Agence entend intégrer davantage la préservation des ressources naturelles dans ses projets d’électrification. Même lorsqu’elles reposent sur une source renouvelable comme le solaire, les infrastructures énergétiques peuvent occasionner des modifications de leur environnement immédiat pendant les travaux. Le reboisement intervient ainsi comme une mesure de compensation des impacts constatés. Le choix d’espèces fruitières doit également apporter, à terme, des bénéfices aux communautés. En plus de contribuer à la végétalisation des espaces concernés, les arbres pourraient fournir des produits utilisables par les populations lorsque les plantations arriveront à maturité.

Mais l’enjeu ne se limite pas à mettre les plants en terre. Leur survie dépendra notamment de l’arrosage, de leur protection contre les animaux et les dégradations ainsi que d’un suivi régulier. La question de la disponibilité de l’eau a donc occupé une place importante dans les échanges entre l’AFAV et les responsables locaux. Dans ce cadre, deux forages équipés de systèmes de pompage solaire ont également été réalisés. Ces infrastructures doivent contribuer à l’approvisionnement en eau des populations riveraines et peuvent également faciliter l’entretien des plantations.
À Kourinion, le projet cherche ainsi à créer une complémentarité entre accès à l’électricité, accès à l’eau et protection de l’environnement. L’initiative rappelle surtout que la durabilité d’un projet énergétique ne dépend pas uniquement de la technologie utilisée, mais également de la prise en compte de ses impacts locaux et du suivi effectif des mesures destinées à les compenser.
Ahoua KIENDREBEOGO






