À l’occasion de la visite d’État du président Brice Clotaire Oligui Nguema en France, le gouvernement gabonais, Électricité de France (EDF) et Gabon Power Company (GPC) ont signé, le 20 juillet 2026 à Paris, un protocole d’engagement mutuel pour le développement du barrage hydroélectrique de Booué, un projet d’une capacité de 400 MW destiné à renforcer durablement l’offre d’électricité du pays. L’accord a été signé par le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, la présidente-directrice générale d’EDF Power Solutions, Béatrice Buffon, et le directeur général de Gabon Power Company, Philippe Jr. Ossoucah, en présence des présidents gabonais et français.
Implanté sur le fleuve Ogooué, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, le futur barrage constitue l’un des projets énergétiques les plus ambitieux du Gabon. Avec une puissance installée de 400 MW, il contribuera à accroître significativement les capacités nationales de production d’électricité et à soutenir la transition vers un mix énergétique davantage fondé sur les énergies renouvelables. Cette infrastructure est appelée à accompagner le développement de plusieurs projets industriels majeurs, notamment l’exploitation du gisement de fer de Bélinga et le futur port en eau profonde de Kobé-Kobé. Elle devrait également contribuer à réduire la dépendance du pays aux centrales thermiques et à améliorer l’approvisionnement électrique des ménages et des entreprises.
Le projet repose sur un partenariat associant EDF Power Solutions, qui apportera son expertise technique, Gabon Power Company (GPC), maître d’ouvrage du projet et filiale du Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS), ainsi que la Société financière internationale (SFI), qui accompagne la structuration financière et le respect des normes environnementales et sociales. Le protocole prévoit la finalisation, d’ici au 31 octobre 2026, de l’accord de développement qui définira les modalités techniques, financières et opérationnelles du projet.
Le barrage de Booué s’inscrit dans un vaste programme d’investissements piloté par GPC, estimé à plus de 900 milliards FCFA. Ce portefeuille comprend notamment les barrages de Kinguélé Aval (35 MW), de Ngoulmendjim (82 MW), ainsi que les projets hydroélectriques d’Irouba (25 MW) et d’Egoumbi, auxquels s’ajoutent plusieurs infrastructures énergétiques destinées à renforcer le réseau national.
À terme, ce programme devrait permettre d’ajouter plus de 700 MW de capacités de production, de réaliser près de 300 kilomètres de lignes électriques et de créer plus de 4 000 emplois directs.
Robert ADJOVI






