La Banque africaine de développement (BAD) renforce son appui au secteur privé béninois. En juillet 2026 à Abidjan, le Conseil d’administration de l’institution a approuvé une facilité de financement du commerce de 25 millions d’euros en faveur de NSIA Banque Bénin. Cette opération vise à améliorer l’accès au financement des échanges commerciaux, en particulier pour les microentreprises, les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les grandes entreprises locales.
Ce mécanisme permettra à la banque de renforcer sa capacité à financer les importations de biens stratégiques destinés à plusieurs secteurs clés de l’économie, notamment l’industrie, l’agro-industrie et les télécommunications. Il contribuera également à sécuriser l’approvisionnement du marché béninois en produits de première nécessité afin de répondre à la demande intérieure. Pour la Banque africaine de développement, cette facilité constitue un levier important pour soutenir l’activité économique et améliorer l’accès des entreprises aux financements en devises, souvent indispensables aux opérations de commerce international.
Du côté du Groupe NSIA, cette opération est présentée comme une étape majeure dans le renforcement des relations avec l’institution panafricaine. Selon Léonce Yacé, directeur général de NSIA Holding Financière, il s’agit du premier partenariat direct entre la BAD et NSIA Banque Bénin. Cette collaboration ouvre la voie à une coopération plus large destinée à mobiliser davantage de ressources au service du financement du secteur privé, de l’intégration régionale et d’une croissance durable en Afrique de l’Ouest.
La facilité bénéficiera prioritairement aux microentreprises, aux PME et aux grandes entreprises locales, notamment celles détenues ou dirigées par des femmes et des jeunes. Les financements cibleront des projets présentant une faible exposition aux risques climatiques et un impact limité en matière d’émissions de gaz à effet de serre, en cohérence avec les engagements de la Banque africaine de développement en faveur d’un développement plus durable.
Robert ADJOVI






