Le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières a tenu des Assises du Groupe consultatif pour le financement du Plan national de développement (PND) 2026-2030 (PND), ce mercredi 8 juillet 2026, à Abidjan. À travers cette rencontre, le gouvernement entend accélérer la transformation du secteur agricole afin d’atteindre l’autosuffisance en riz, de renforcer la souveraineté alimentaire et de développer davantage la transformation locale des produits agricoles.
Pilier de l’économie ivoirienne, l’agriculture représente 17 % du Produit intérieur brut (PIB), près de la moitié des recettes d’exportation et une production annuelle estimée à 37 millions de tonnes. Des performances qui confirment la place de la Côte d’Ivoire parmi les grandes puissances agricoles du continent.
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné a félicité les avancées enregistrées dans la transformation locale du cacao, dont près de la moitié de la production est désormais transformée sur place. Il a toutefois estimé que des efforts supplémentaires restent indispensables pour les filières du café, de la noix de cajou et des cultures vivrières.
Selon lui, le manioc et l’attiéké ivoirien, de plus en plus recherchés sur les marchés internationaux, illustrent les opportunités qu’offre la valorisation des productions locales. Le développement du maïs, des cultures maraîchères et d’autres produits vivriers demeure également une priorité afin de consolider la sécurité alimentaire du pays. Il a également salué les progrès réalisés dans la production de viande de volaille, tout en soulignant la nécessité de renforcer les filières bovine et laitière pour réduire les importations et favoriser l’émergence d’une industrie agroalimentaire plus compétitive.
Par ailleurs, face aux effets du changement climatique, Bruno Nabagné Koné a insisté sur plusieurs défis majeurs, notamment l’irrégularité des pluies, la faible mécanisation, les pertes post-récolte et les difficultés d’accès au financement. Par conséquent, il a plaidé pour une modernisation des systèmes de production, un meilleur développement de l’irrigation et des mécanismes de financement adaptés, en particulier pour les jeunes agriculteurs.
Ahoua KIENDREBEOGO






