Élevage au Burkina : le gouvernement mise sur la production fourragère pour relever le défi de l’alimentation du bétail

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Face aux difficultés récurrentes d’accès au fourrage, le gouvernement intensifie ses investissements dans la culture fourragère. En visite sur un périmètre aménagé à Tensobtenga, dans la région du Nakambé, le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, a réaffirmé l’ambition des autorités de garantir une alimentation durable au cheptel tout en créant de nouvelles opportunités économiques pour les producteurs. Sur un périmètre de deux hectares aménagés au profit de la coopérative Béog-Nééré, les producteurs s’activent à développer une ressource devenue stratégique pour l’avenir de l’élevage burkinabè.

Le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, a effectué une visite de terrain le samedi 20 juin 2026 sur le site de la coopérative Béog-Nééré à Tensobtenga. L’objectif était de constater l’évolution des aménagements réalisés par le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques dans le cadre de sa stratégie de développement de la production fourragère.

Pour permettre à la coopérative d’exploiter pleinement ce périmètre, l’État a apporté son soutien. Le site a été aménagé et clôturé, un forage y a été réalisé et équipé pour garantir l’accès à l’eau, tandis que des semences fourragères et des engrais subventionnés ont été mis à la disposition des producteurs. En parallèle, les services techniques assurent un accompagnement régulier à travers des formations et des conseils adaptés.

Pour les bénéficiaires, cet appui représente bien plus qu’un simple soutien à la production. « Le fourrage permet non seulement de nourrir nos animaux, mais aussi de créer des revenus grâce à la vente des excédents », a expliqué Garibou Sondé, président de la coopérative Béog-Nééré. Selon lui, cette activité contribue progressivement à améliorer les conditions de vie des membres et de leurs familles.

Le périmètre de Tensobtenga fait partie d’un programme pilote de neuf sites mis en place dans différentes régions du pays. Chaque site est dédié à la production de panicum, de brachiaria et de maralfalfa, des espèces reconnues pour leur rendement et leur forte valeur nutritive.

À travers cette initiative, le gouvernement cherche à apporter une réponse durable à l’un des principaux défis du secteur de l’élevage dont la disponibilité du fourrage, particulièrement pendant les périodes de soudure. L’ambition est de permettre aux éleveurs de disposer de ressources alimentaires suffisantes tout au long de l’année afin d’améliorer la productivité animale.

Les résultats enregistrés à ce stade encouragent déjà les autorités à élargir l’expérience. 31 nouveaux périmètres fourragers sont prévus en 2026 sur l’ensemble du territoire national, dont cinq dans la région du Liptako.

À l’issue de sa visite, le ministre délégué a salué les efforts des équipes techniques et invité les bénéficiaires à assurer un entretien rigoureux des infrastructures mises à leur disposition. Il a rappelé que ces investissements traduisent la volonté du Gouvernement de faire de la production fourragère un levier majeur de modernisation de l’élevage et de renforcement de la souveraineté alimentaire du Burkina Faso.

Ahoua KIENDREBEOGO

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