Tenkodogo : un abattoir aux standards internationaux pour transformer l’élevage burkinabè

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En visite sur le chantier de réhabilitation de l’abattoir de Tenkodogo le 22 juin 2026, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël Sombié, a réaffirmé l’ambition des autorités de doter le pays d’infrastructures modernes capables de soutenir une filière bétail-viande compétitive et tournée vers l’exportation de produits transformés.

« Nous voulons un abattoir répondant aux standards les plus modernes et les plus performants », a insisté le ministre, rappelant que la vision portée par le Président du Faso vise à substituer progressivement l’exportation de viande et de produits dérivés à celle du bétail sur pied, afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.

Cette orientation stratégique s’est traduite, en mai 2026, par la suspension de l’exportation du bétail vivant. Une mesure destinée à sécuriser l’approvisionnement du marché national, à stimuler les activités de transformation locale et à favoriser une meilleure disponibilité de la viande pour les consommateurs burkinabè.

L’abattoir de Tenkodogo s’inscrit dans ce vaste programme de modernisation des infrastructures de la filière, aux côtés des projets engagés à Dédougou, Pouytenga, Fada N’Gourma et Ouahigouya. L’objectif est de construire un réseau d’unités performantes capables d’accompagner l’industrialisation du secteur de l’élevage.

Sur le terrain, le ministre a constaté une progression physique des travaux estimée à 57 %. Le futur complexe comprendra notamment des chaînes d’abattage pour petits et gros ruminants, une unité dédiée aux porcins, un parc de réception des animaux, une infirmerie, une cafétéria, un guichet de services, un château d’eau, un incinérateur ainsi qu’un système moderne de traitement des eaux usées et des déjections animales.

Au-delà des infrastructures, les autorités mettent l’accent sur la qualité et la conformité sanitaire. Le ministre d’État a ainsi demandé une réévaluation du projet afin d’intégrer des exigences supplémentaires en matière d’hygiène, de traçabilité, de sécurité sanitaire et de valorisation des sous-produits animaux. Cette exigence permettra au Burkina Faso de conquérir de nouveaux marchés et de renforcer la compétitivité de sa filière bétail-viande à l’échelle régionale et internationale.

Pour les éleveurs, les commerçants et les transformateurs, les retombées attendues sont considérables. Une meilleure capacité de transformation locale permettra d’accroître les revenus des acteurs de la chaîne de valeur, de créer des emplois durables et de réduire les pertes économiques liées à l’exportation du bétail vivant.

L’enjeu est également stratégique pour les producteurs. En développant une industrie moderne de la viande, le Burkina Faso pourra mieux valoriser son important cheptel, créer davantage de richesse à l’intérieur du pays et renforcer sa souveraineté alimentaire.

Anne Marie KOUADIO

Source : MAERAH

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