Le chantier du pont de Bama, sur la Route nationale n° 9 (RN9), avance à grands pas. Lors d’une visite d’inspection ce lundi 15 juin 2026, le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a salué les progrès enregistrés, tout en invitant l’entreprise à accélérer les travaux afin de livrer l’ouvrage avant les fortes pluies.
Depuis sa dernière visite, plusieurs étapes majeures ont été franchies. La stabilisation du fond de fouille du corps de l’ouvrage et de la tête amont est achevée, tout comme la pose et le coulage de la dalle ainsi que les travaux de gros béton. Le bétonnage du radier principal est également terminé. Sur le terrain, les équipes poursuivent la réalisation du radier de la tête aval, du bloc technique et des guides-roues, des travaux essentiels pour la finalisation de l’infrastructure.
Au-delà de ses caractéristiques techniques, le futur pont de Bama représente un enjeu économique majeur pour toute la région. Située dans une zone à forte vocation agricole, la localité est reconnue pour sa production de céréales, de légumes et d’autres cultures de rente qui alimentent les marchés locaux et nationaux.
Chaque année, pendant l’hivernage, les difficultés de franchissement compliquent l’évacuation des récoltes et l’approvisionnement des producteurs en intrants agricoles. Ces contraintes entraînent souvent des retards dans la commercialisation, une hausse des coûts de transport et parfois des pertes de production.

L’achèvement du pont permettra ainsi de sécuriser la mobilité des personnes et des biens tout au long de l’année. Les exploitants agricoles pourront acheminer plus facilement leurs produits vers les centres urbains et les marchés de consommation, tandis que les commerçants et transporteurs bénéficieront d’une meilleure fluidité des échanges.
L’ouvrage devrait également faciliter l’accès des populations rurales aux services sociaux de base, aux infrastructures de santé et aux établissements scolaires, tout en renforçant l’intégration économique de cette importante zone de production.
Conscient de ces enjeux, le ministre Mikaïlou Sidibé a insisté sur la nécessité de maintenir la cadence des travaux. Face à l’installation progressive de la saison des pluies, il a exhorté l’entreprise à redoubler d’efforts pour achever le chantier dans les meilleurs délais.
Très attendu par les populations, le pont de Bama apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel de désenclavement, de développement agricole et de dynamisation de l’économie locale.
Ahoua Kiendrebeogo






