Le gouvernement ivoirien et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont scellé, ce mercredi 25 mars 2026, un partenariat historique pour la période 2026-2030. Dotée d’une enveloppe prévisionnelle de 56 milliards de FCFA (environ 100 millions de dollars), cette nouvelle feuille de route place l’agriculture durable, la transition écologique et l’inclusion sociale au cœur de l’émergence ivoirienne.
C’est un engagement de « nouvelle échelle » qui a été paraphé à Abidjan par le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, et la représentante résidente du PNUD, Blerta Cela. Ce Programme de coopération (CPD) s’aligne directement sur les priorités du Plan National de Développement (PND) 2026-2030 pour bâtir une nation solidaire et résiliente.
L’agriculture, qui fait vivre 60 % de la population, est l’un des six piliers majeurs de cet accord. La convention prévoit un appui important pour transformer durablement le secteur en promouvant l’agroforesterie. Pour concilier production et préservation, le PNUD s’engage à soutenir des solutions locales intégrant l’arbre à la culture.
L’un des objectifs est de renforcer les coopératives agricoles pour une meilleure intégration dans les marchés et une augmentation des revenus des producteurs ruraux. Cela passe par le développement des chaînes de valeurs. La sécurité alimentaire est un pan de ce programme qui vise à rendre le système agricole plus résilient face aux chocs climatiques pour garantir l’approvisionnement des populations.
Face à l’urgence climatique et à la perte de 80 % de la couverture forestière nationale en moins de 60 ans, l’accord déploie des ambitions chiffrées sans précédent concernant le climat et l’environnement. Le partenariat ambitionne de générer plus de 100 000 emplois, notamment dans l’économie verte et bleue, pour la jeunesse. Un accent particulier est mis sur la fabrication locale, avec le projet de produire des panneaux solaires « made in Côte d’Ivoire ».
Le programme prévoit de mobiliser plus de 100 millions de dollars de financements climatiques, utilisant des mécanismes innovants comme le fonds carbone. Plus de 10 millions de personnes seront protégées face aux risques climatiques et environnementaux grâce à des systèmes d’alerte et de restauration des écosystèmes.
L’une des forces de cette convention réside dans son approche « inclusive et participative ». Le texte a été co-construit avec la société civile, les universitaires et les organisations de jeunesse. Les ONG et associations de développement seront directement impactées et impliquées à plusieurs niveaux.
Pour Blerta Cela, ce programme n’est pas qu’un document technique, c’est une « promesse » faite aux populations. « Chaque action doit transformer une vie », a-t-elle rappelé, soulignant que l’avenir de la nation sera porté par l’innovation et les solutions locales.
Anne Marie KOUADIO






